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Knock on Wood

Structure des principaux traits de caractère qui infèrent dans le jugement politique

8 Avril 2007 , Rédigé par Ipsus Publié dans #Réformes - Relance et Elections

Sans revenir aux  " Caractères " de La Bruyère, ces études et recherches sont faites aux USA , mais les concepts peuvent nous aider à nous constituer nos propres grilles de lecture, d'autant que cet article date de 2004 et ne cite pas la France   

http://blog-art.com/delphinebaillergeau/category/comportement-electoral/

  

A l’aide d’une multimensional scaling ,Rosenberg et ses collègues  ont mis en évidence deux dimensions de traits : la sociabilité et la compétence.

   La sociabilité

Les traits positifs de cette dimension sont heureux, sociable, chaleureux, naturel, honnête, sincère et serviable

les traits négatifs : ennuyeux, malheureux, malhonnête, irritable, morose, et impopulaire.

  La compétence

Les traits positifs de cette dimension sont : habile, déterminé, travailleur 

les traits négatifs : impulsif, trop scrupuleux, soumis, naïf, maladroit, gaspilleur, frivole et inintelligent.

Une analyse factorielle confirmatoire a permis de définir quatre dimensions permettant d’évaluer les candidats aux présidentielles :

-  la compétence ( travailleur, intelligent et possédant des connaissances),

- le leadership (« pourvu d’un fort leadership », « fait respecter les ordres »),

-  l’intégrité (modeste, a le sens de la morale, « donne le bon exemple »)

-  l’empathie (compatissant, gentil, « s’occupe des gens comme vous »).

Ces quatre dimensions ont parfois été scindées en deux :

 la compétence et l’intégrité, la compétence étant liée au leadership et l’intégrité fortement corrélée avec l’empathie.

Les traits qui importent dans l’évaluation des candidats

A partir de sa revue de littérature, Carolyn L. Funk estime pour sa part que la compétence, l’intégrité (ou la loyauté) et la sociabilité sont les trois dimensions déterminantes dans l’évaluation des candidats.

  > La compétence

L’ensemble des chercheurs en comportement électoral s’accordent sur le fait que la compétence du candidat se distingue particulièrement des autres catégories de traits de jugement et qu’elle est un important indicateur de l’évaluation globale d’un candidat.

Différentes études ont montré que cette dimension est un déterminant significatif sur le choix électoral. Carolyn L. Funk  a étudié la façon dont les « experts en politique » évaluent les candidats selon deux indicateurs : la compétence et la chaleur du candidat.

 Il apparaît que les experts sont davantage sensibles à la compétence, ce qui semble pouvoir être, dans une certaine mesure, étendu à l’ensemble des citoyens.

Cet auteur a également mené une enquête auprès d’étudiants permettant de montrer l’impact de deux types de scandales (infidélité conjugale et fraude fiscale) sur l’évaluation des candidats aux élections .

Dans les deux cas, l’impact est négatif, mais il l’est davantage en ce qui concerne la fraude fiscale. Les personnes les mieux informées accordent moins d’importance aux traits de caractère des candidats qu’à leur compétence politique et elles accordent plus facilement leur suffrage malgré leur mise en cause dans des scandales.

Ainsi, la dimension de la compétence joue un rôle plus important que celle de la sociabilité.

Par ailleurs, Leonie Huddy et Nayda Terkildsen  ont mis en évidence que les citoyens ont recours à des stéréotypes pour évaluer la compétence d’un candidat suivant qu’il soit un homme ou qu’il soit une femme :

-  les électeurs s’attendent généralement à ce que les femmes candidates aux élections soient plus performantes sur les problèmes sociaux,

-  tandis que les hommes candidats seraient plus compétents en matière de politique étrangère et de défense.

Ø     L’intégrité (ou la loyauté)

Tout comme la compétence, l’intégrité représente un facteur important pour évaluer les candidats politiques.

        Ainsi, en 1980 Kinder et ses collègues  ont mis en évidence que l’intégrité était un élément important permettant de prédire l’évaluation des candidats. Ils ont réalisé une étude visant à définir quel serait le « président idéal » suivant ses traits de caractère. Il apparaît que l’honnêteté est l’attribut le plus cité.

  > La sociabilité (ou la chaleur)

La sociabilité est un aspect important dans l’évaluation d’une personne. Bien que cette dimension ait une influence sur le choix électoral, son impact est moins important que ceux des autres traits des candidats comme la compétence et l’intégrité.

>> Limites:

Comme le soulignent Victor C. Ottati et ses collègues , l’évaluation cognitive et l’évaluation affective d’un candidat politique représentent deux dimensions distinctes et parfois opposées de l’attitude politique d’un individu.

Si des liens existent entre la réaction affective du candidat et l’évaluation raisonnée de ses capacités, ils sont difficiles à identifier, étant largement inconscients pour l’individu concerné.

Par ailleurs, Kathleen M. McGraw et ses collègues  ont montré que les opinions des citoyens concernant les caractéristiques qu’ils attribuent aux leaders politiques font systématiquement l’objet de biais :

 il apparaît que lorsque les individus sont proches de manière idéologique du leader politique, ils le qualifient avec ses grandes caractéristiques favorables et ne retiennent que quelques détails négatifs, alors que dans le cas inverse ils font le contraire. 

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C'est l'année du bicentenaire de la Révolution
que le mur de Berlin est tombé
 
C'est en 1974, qu'au Portugal
ils eurent leur Révolution tranquille des Oeillets...
 
Qu'aurons nous en 2007 ???
 
Qui gardera ses nerfs jusqu'au bout ??
 
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