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Knock on Wood

quand le " non-consommateur " devient électeur

3 Avril 2007 , Rédigé par Ipsus Publié dans #Réformes - Relance et Elections

En 2006 j’avais lu ce livre paru chez Dunod, à une époque où on ne parlait pas de la campagne électorale  

 

Le non-consommateur : Comment le consommateur reprend le pouvoir
Remy SANSALONI ( Responsable études marketing et documentaires chez TNS/Média intelligence.)

Voir les liens et une presentation en powerpoint:

 
 

Les idées développées étaient :

Arrêtons de prendre le consommateur pour un imbécile !

Infidèle, zappeur, accro au hard discount, adepte du concept « je consomme ce que je veux, quand je veux, où je veux », il est au contraire entré en résistance contre les théories qui le résument à une variable mathématique; contre les industriels, les distributeurs ou les publicitaires qui lui proposent des produits ou des services ne répondant pas à ses attentes.

Résultat de quinze années d’observations et d’analyses du comportement du consommateur, cet ouvrage éclairant s’appuie sur des données chiffrées, des sondages mais aussi sur des réflexions philosophiques et sociologiques pour démontrer l’émergence du non-consommateur et la naissance de la consocratie.
Il offre ainsi à toutes les femmes et tous les hommes de marketing, aux étudiants et plus largement à tous ceux qui s’intéressent à l’évolution de la consommation, des grilles de lecture pour comprendre ce non-consommateur, être paradoxal et complexe, et répondre à son besoin de consommer autrement.
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Qu'en est-il en 2007 ?  

http://www.exprimeo.fr/index.php

 

Le citoyen d'aujourd'hui est toujours sur ses gardes. Il ne dort plus sur ses deux oreilles. Pire, il n'a plus d'œillères.

Il ne veut plus de responsables qui captent tout et se présentent comme des irremplaçables.

Il veut des responsables compétents qui évoluent dans un climat permanent de fidélités renouvelées et jamais acquises par avance.  

 

Sans résultat, il n'y a plus d'élite.

 Ou plutôt, en l'absence de résultat, il faut changer d'élite.

Cette notion de changement est la seule façon de faire émerger une forme de responsabilité appliquée aux élites afin qu'elles ne soient plus une caste d'intouchables.  

 

La société a pris le pouvoir.

Elle attend du politique qu'il ne soit plus un frein aux vitalités portées par la société. Le pouvoir doit être un facilitateur et non plus un guide providentiel.

Cette culture ne remet pas fondamentalement en cause le système.

Elle demande au système des adaptations majeures pour :

- devenir pilote du changement,

- manifester certes une volonté mais surtout une capacité à écouter, à libérer les possibilités, à fonctionner en acteur parmi d‘autres d'un changement contrôlé, voulu, pragmatique.


Cette culture a fait naître des "nouvelles frontières" :


- le refus des leurres. Les démarches idéologiques faites de matrices ne correspondent plus à cette démarche.


- Le discrédit des responsables dont le bilan a été défaillant.

 Il n'y a plus d'expert en dehors de celui qui a prouvé par les actes et par les résultats.

- Ce qui n'est pas utile est absent du débat.

Nous avons ainsi assisté à l'émergence d'une nouvelle citoyenneté : le citoyen rationnel.

A la différence du citoyen militant qui était a priori acquis ou hostile, le citoyen rationnel ne peut être touché que par une communication persuasive basée sur :

- l'identification claire de ses besoins,

- l'énoncé de propositions précises,

- la présentation de la différenciation avec les propositions des concurrents car l'univers de ce citoyen est fait de comparaisons permanentes.

C'est un nouveau "rapport de séduction" entre le candidat et le citoyen qui prend naissance.

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