Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Knock on Wood

TIFF

20 Septembre 2009 , Rédigé par Ipsus Publié dans #Comme au CINEMA


http://tiffg.ca/default.aspx

http://www.tiff.net/default.aspx



Organisé à la mi-septembre, juste après la Mostra de Venise, le festival de Toronto est une étape majeure de la vie du cinéma mondial.

Mais Toronto est aussi un maillon important de l'économie du cinéma en Amérique du Nord.
C'est là que les studios ont longtemps lancé les films destinés à concourir aux Oscars.
C'est aussi à Toronto que les distributeurs de films indépendants nord-américains lançaient leurs longs métrages.
 Or cette édition présente un très grand nombre de films qui n'ont pas encore trouvé de distributeur.
Certains ne connaîtront la salle que le temps d'un festival, avant d'être proposés sur des sites de vidéo à la demande.
D'autres seront distribués par leurs propres producteurs. Logiquement, Toronto se trouve en première ligne dans les mutations de l'économie du cinéma.

http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/09/18/a-toronto-la-course-aux-oscars-se-lance-au-petit-trot_1242176_3476.html




La sélection 2009 apporte plusieurs oeuvres directement inspirées par la crise, dont "Up in the Air" de Jason Reitman, avec George Clooney dans le rôle d'un spécialiste du licenciement, "The Joneses" de Derrick Borte avec Demi Moore et David Duchovny, ou encore "The Informant" de Steven Soderbergh avec Matt Damon.

Ces films "portent un regard sur l'entreprise Amérique" et "portent un jugement vigoureux et profond sur les valeurs du marché et la manière dont ce dernier peut infecter les relations humaines", pense l'organisateur du TIFF.

http://www.voir.ca/blogs/manon_dumais/archive/2009/09/15/405743.aspx 


In Nazi occupied France, young Jewish refugee Shosanna Dreyfus witnesses the slaughter of her family by Colonel Hans Landa.
Narrowly escaping with her life, she plots her revenge several years later when German war hero Fredrick Zoller takes a rapid interest in her and arranges an illustrious movie premiere at the theater she now runs.
With the promise of every major Nazi officer in attendance, the event catches the attention of the "Basterds", a group of Jewish-American guerilla soldiers led by the ruthless Lt. Aldo Raine.
As the relentless executioners advance and the conspiring young girl's plans are set in motion, their paths will cross for a fateful evening that will shake the very annals of history.

http://www.imdb.com/title/tt0361748/

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=60208.html

LES COUPS DE COEUR:

- The Men Who Stare at Goats de
Grant Heslov : une unité paranormale de Jedi (oui, oui) dans l’armée américaine, George Clooney, Jeff Bridges, Ewan McGregor et Kevin Spacey à leur meilleur, une satire politique subtile et une comédie digne de MASH ou de The Big Lebowski : tout y est.

- Un prophète de
Jacques Audiard : grand prix du dernier festival de Cannes, cette évocation du passage d’un jeune arabe en prison (Tahar Rahim, une révélation dont le nom était sur toutes les lèvres au festival) à la mise en scène époustouflante est un film aussi coup de poing qu’il est délicat, aussi puissant qu’il est fin.

- The Imaginarium of Dr Parnassus de
Terry Gilliam : le film, qui donne l’impression de voir les animations de Gilliam période Monty Pythons prendre vie, avait laissé les commentateurs de marbre à Cannes. Mais à Toronto, cette fantaisie imaginative a su séduire par sa débauche de trouvailles visuelles, son énergie formelle et son plaidoyer pour l’imagination.

- Hadewijch de
Bruno Dumont : le réalisateur de Flandres s’intéresse cette fois au destin trouble et passionnel d’une jeune femme très, trop, croyante. Si les mines étaient parfois perplexes au sortir du visionnement, la force de cette œuvre unique hante les mémoires.

- The Time That Remains d'Elia Suleiman : le cinéaste d’Intervention Divine raconte la vie de sa famille en Palestine depuis 1948 avec un humour à froid irrésistible et un sens de la mise en scène captivant. La poésie, le burlesque, le mélancolique, la subversion, tout se mélange dans un film aussi drôle qu’émouvant.

LES PRESQUE COUPS DE COEUR:

- A Serious Man des frères Coen : les frères s’intéressent enfin frontalement au judaïsme, mais le portrait d’un monde désenchanté et sans repères qu’ils livrent reste étonnamment froid.

- An Education de Lone Sherfig : les années 60 en Angleterre, une héroïne délicieuse et pleine d’esprit (
Carey Mulligan). Tout cela est très charmant, tout cela est très cliché.

- Capitalism: A Love Story de
Michael Moore : si la première partie du film reste binaire et simpliste (le pire de Michael Moore), la seconde est empreinte de générosité, d’humour et de sincérité (le meilleur de Michael Moore).

LES COUPS DE MOU

- Broken Embraces d'Almodovar : le grand cinéaste madrilène filme sa passion pour le cinéma avec un enthousiasme communicatif, c’est vrai. Mais sa cinéphilie prend tellement de place qu’il semble aussi parfois en avoir oublié de filmer un film.

-Mr Nobody de Jaco Von Dormael : on l’attendait depuis 1996 (Le 8 ème jour). Mais malgré une ambition visuelle époustouflante, le film d’anticipation du cinéaste belge s’avère confus et narrativement un peu vain.

- La donation de
Bernard Émond : le 3ème volet de la trilogie que consacre Bernard Émond aux vertus théologales confond souvent rigueur et rigidité, austérité et sécheresse.

- Life During Wartime de
Todd Solondz : reprendre les personnages d’Happiness et les faire jouer par d’autres dans un développement de l’histoire ? Le cinéaste maîtrise encore le malaise comme personne, mais l’impression d’une répétition beaucoup moins explosive est vive.

LES COUPS DE GUEULE

- Antichrist de Lars Von Trier : fumeux, provocateur, misogyne, puritain, artificiel : le film est bien tout ce qu’on avait pu en dire lors de son passage à Cannes.

- Creation de
Jon Amiel : le film d’ouverture du festival, britannique (habituellement l’ouverture est réservée à un film canadien), se plonge dans la vie de Charles Darwin avec tellement de confusion et de sentimentalisme gnangnan qu’on préfère l’oublier.

- The Road de
John Hillcoat : l’adaptation du roman post-apocalyptique, existentiel et puissant de Cormac McCarthy est une trahison. Musique dégoulinante, enfant-acteur horripilant, spectacle grossier préféré à la réflexion, le film ne méritait certainement pas d’être si attendu.

- Daybreakers de
Michael Spierig : un film de vampires de série Z, racoleur et sans idées, avec des William Dafoe et Ethan Hawke sur pilote automatique, qui a en plus l’outrecuidance de se prendre terriblement au sérieux. Une présence inexplicable dans un festival de cinéma.

http://www.lecinema.ca/nouvelle/10134/
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :