Serrault et le Papillon
Pour ceux qui appréciaient M.SERRAULT, ce film est à revoir :
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Philippe Muyl s'intéressait au symbolisme du papillon : "Son caractère éphémère et son caractère transformiste qui passe de la chenille à la chrysalide, de la chrysalide au papillon. C'est extraordinaire à observer. C'est la métamorphose de chacun d'entre nous |
Le choix de Claire Bouanich
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Pour le personnage d'Elsa, Philippe
Muyl et la production ont auditionné deux cents fillettes parmi lesquelles a été choisie Claire
Bouanich.
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Pour filmer la scène de la naissance du fameux papillon, Philippe Muyl a
fait appel à un entomologiste parisien qui s'est procuré des chrysalides d'Isabelle à l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique). Il avait une date théorique d'éclosion qui
n'arrangeait pas le réalisateur, il les a alors mises au réfrigérateur pendant une quinzaine de jours pour ralentir la naissance
Les fêlures de leur existence laissent la place à une amitié qui se lit dans les yeux et dans les gestes.
Des images magnifiques qui prônent un retour aux sources et aux plaisirs simples de la vie, un Michel Serrault aussi charismatique que humble,
une Claire Bouanich qui fait là ses débuts
(prometteurs) au cinéma et qui est craquante de spontanéité, de fraîcheur et d'innocence, une mise en scène sans artifice, font du "Papillon" un film, où,
le bonheur, c'est de ne jamais regarder en arrière.
Et puis, il y a les expressions à croquer de cette gamine qui n'a pas encore eu la chance de goûter la vie.
Avec une maman "aide-soigneuse" tout le temps absente, elle a peur d'être mise à la "CASSE" (= la DDASS).
Pour elle, l'Isabelle est une "marque" de papillon qui, au départ, était une chenille dans un "chrysanthème" (= une chrysalide), et qui, devenue adulte, "fait l'aumône" pour attirer le mâle ! (= attire le mâle avec ses phéromones).
Mais quand Julien explique certaines choses de la vie à Elsa avec des répliques savoureuses, c'est un vrai plaisir pour nous spectateurs d'assister à une telle complicité. On vous
avez déjà dit, à vous, que "Les étoiles filantes, c'est le bon Dieu qui perd ses cheveux",
que "Liberté, égalité, fraternité, ça sonne bien mais ça fonctionne mal" ?
Les élans du cœur de ces deux êtres qui
souffrent de la solitude font la force de ce film où le fossé entre les générations devient inexistant.
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