Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Knock on Wood

crise,classes moyennes et tensions.....: quelle répartition ?

12 Février 2009 , Rédigé par Ipsus Publié dans #Réformes - Relance et Elections

Pour éviter les polémiques et la politisation du débat,essayons une approche plus large,des nouveaux enjeux économiques et sociaux.

Historiquement, de Gaulle avait une certaine idée de la France et même si on a changé de siècle, son impulsion en 1967 sur la PARTICIPATION, est toujours d'actualité et cette piste est à approfondir, quand on voit les résistances du MEDEF.

A titre personnel,je suis favorable à une saine Economie de marché,transparente et régulée ( voir G20 ) :

http://www.knock-on-wood.net/article-28205358.html

Pour avoir eu l'avantage de travailler dans des grandes entreprises qui pratiquaient la participation et l'intéressement,
il devient urgent d'aller au-delà....pour ceux qui n'en bénificient pas encore ou assez.

A l'occasion des élections 2007, on avait évoqué la sociologie electorale, qui semble trouver,en 2009,avec la crise des prolongements :



http://www.knock-on-wood.net/article-10284881.html



C’est l’idée qu’il y a le haut, le bas,
 et «nous», coincés entre les deux
.

 

Ceux qui se positionnent comme étant au milieu ont le sentiment d’être moins bien traités, non seulement que ceux du haut, ça on le comprend facilement, mais aussi que ceux du bas:
«ils» ont les allocations sans travailler et sans payer d’impôts,
«ils» commettent des délits en toute impunité,
et dès qu’«ils» bougent et qu’«ils» brûlent des voitures, on s’occupe de leurs problèmes.

Et «nous», coincés entre les uns et les autres, on est finalement les moins entendus, les moins écoutés, les moins bien traités

Avec la crise économique, bien davantage avec celle des Antilles, le concept de classes refait surface dans la politique Française .

L'antagonisme des classes se réinstalle comme grille de lecture des rapports sociaux.


C'est une évolution très inquiétante pour trois raisons :

 - Tout d'abord, le "partage" peut impliquer la généralisation des conflits.
Nous sommes dans une période où l'opinion a le sentiment que les intérêts ne sont plus communs parce que le revenu national à partager diminue.

-  chacun adapte désormais sa grille de lecture des annonces présidentielles à la question : que touche la catégorie qui me concerne ?
 Cet intérêt de classe crée des réflexes dangereux en période de crise économique.

- -  le succès même de la lutte des classes repose sur un postulat qui est qu'un individu appartenant à une classe considérée estime que l'amélioration de sa situation ne peut être que le résultat d'une action collective pour obtenir des avantages pris à d'autres catégories sociales.

http://www.exprimeo.fr/article/4435/francois-bayrou-victime-des-conflits-de-classes.htm

La classe devient alors un sentiment d'appartenance plus fort que la communauté nationale et devient un agent de transformation de la société.

Le phénomène de classes repose sur la rivalité, donc la tension et une certaine forme de violence.


Partisan d'un partage de la valeur ajoutée et des profits en trois tiers - salariés, investissements, actionnaires -, Nicolas Sarkozy menace de forcer la mains aux entreprises si les partenaires sociaux ne parviennent pas à un accord.

"Comment l'économie peut-elle fonctionner si on ne rémunère pas les actionnaires?", s'est interrogée Laurence Parisot.
Sur ce sujet, "il faut avoir les idées claires: le travail est rémunéré par les salaires et le capital par les dividendes!".

Lors de la réunion de mercredi autour du chef de l'Etat, certains syndicalistes ont réclamé un "gel des dividendes", ce qui a occasionné une passe d'armes avec la présidente du Medef.  

http://www.lexpress.fr/actualites/2/face-a-la-crise-laurence-parisot-hausse-le-ton-contre-sarkozy_742631.html 


Intéressement et participation :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/chantiers/croissance_847/interessement_participation_1302/


Depuis plus de 40 ans, l'intéressement (créé en 1959) et la participation (créée en 1967) permettent aux salariés de toucher leur part des bénéfices et d'être intéressés à l'accroissement des performances de leur entreprise.
Un dispositif d'exonérations sociales et fiscales incite les entreprises à passer des accords et les salariés à se constituer une épargne, à travers un PEE ou un PERCO
.



http://www.lesechos.fr/info/france/4832326-partage-du-profit-5-5-vont-aux-salaries-selon-l-insee.htm

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a jugé qu'il y avait « une confusion intellectuelle » sur la notion même de partage des profits.
« Le profit distribuable se répartit en deux : les dividendes et l'autofinancement. Il n'a donc pas à être divisé en trois. Cela touche à un principe essentiel : le droit de propriété », a-t-elle expliqué.
Et de rappeler les chiffres 2007 :
 672 milliards d'euros pour la rémunération des salariés,
72 milliards d'euros de dividendes distribués aux actionnaires
et 147 milliards d'euros consacrés à l'autofinancement (c'est-à-dire à l'investissement) des entreprises. .

Aux dividendes distribués, il convient d'ajouter, en réalité, les « revenus de la propriété attribués aux assurés », indique l'Insee. 
 Au total, les dividendes distribués se montent donc à près de 120 milliards d'euros, comptabilise l'Insee.

Du côté des salariés, l'institut statistique évalue l'intéressement et la participation à 15,6 milliards d'euros en 2007, à déduire des 672 milliards de rémunérations perçues.
 Au final, les salariés ont ainsi reçu en 2007, sous forme d'intéressement et de participation, 5,5 % du profit (compté, selon l'Insee, comme l'excédent brut d'exploitation, diminué du paiement de l'impôt sur les sociétés).
Les actionnaires ont perçu, eux, 42 % des profits, tandis que 51,8 % sont allés constituer de l'épargne dans les comptes des entreprises.
Le solde (0,7 %) correspond à un reliquat d'« opérations non réparties ».

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :