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Knock on Wood

"Survivre avec les loups" : raconter la Shoah aux enfants ?

24 Février 2008 , Rédigé par Ipsus Publié dans #Comme au CINEMA

loup-1--affiche.jpgComme j'avais lu le livre,je me suis intéressé au film, en me demandant s'il est visible par tous les enfants ?

 

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=125715.html

 

http://www.lemonde.fr/cinema/article/2008/01/15/survivre-avec-les-loups-raconter-la-shoah-aux-enfants_999455_3476.html


L'histoire présentée comme authentique, est contestée par certains:

 

http://bit.ly/gZXdYr

Survivre avec les loups, histoire d'une fraude littéraire:

 

75f48750ed7d78336ddae2f818b9fcef.jpg

Misha Defonseca demande pardon à ses lecteurs. L’auteur du best-seller Survivre avec les loups a reconnu jeudi, dans les pages du quotidien belge Le Soir, que l’œuvre qu’elle présentait depuis plus de dix ans comme son autobiographie n’était en réalité que pure fiction.

http://bit.ly/gAULQU

 

Une affaire qui s'est terminée devant les tribunaux américains...

L'éditrice américaine de l'ouvrage a estimé qu'elle ne devait aucun droit d'auteur à Defonseca, cette dernière ayant présenté cette histoire comme vraie.

Mischa Defonseca n'est aucunement une rescapée de la Shoah.

 En novembre dernier, la justice a d'ailleurs donné raison à la maison d'édition qui a ainsi économisé les quelque 23 millions de dollars qu'elle aurait dû verser à l'auteure. Une supercherie littéraire peu banale !

Pourtant Misha Defonseca, de son vrai nom Monique Dewael (qui est née de parents catholiques) a bien vu à l'âge de 4 ans, ses parents arrêtés par les Nazis et mourir en déportation...


http://bit.ly/ia137j

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Même si c'est une fiction, cela fait réfléchir,sur une époque.....

 Elle a été racontée par Misha Defonseca, dans un livre traduit en dix-sept langues.

 

   Juive, d'origine belge, la petite Misha, 8 ans, est hébergée en 1942 dans une famille de Bruxelles après la disparition de ses parents dans une rafle. 
Elle assiste à l'arrestation du couple de fermiers chez lesquels elle se sent en sécurité et s'enfuit à travers la campagne. 
Elle erre ainsi à pied durant trois ans, traversant l'Allemagne, puis la Pologne, pour être recueillie en Ukraine en 1945.
 Elle se réfugie dans les bois, les forêts, vole de temps à autre un peu de nourriture et des vêtements dans des maisons isolées, se nourrit de vers de terre et de chairs sanguinolentes en compagnie d'une meute de loups. Endure le froid, la neige, la faim, la menace des soldats allemands qui traquent des mômes échappés du ghetto de Varsovie...

 

Tout en racontant cette histoire simple et stupéfiante, du point de vue d'une gamine, et avec autant d'énergie que de répulsion pour l'apitoiement, Véra Belmont mène plusieurs films de front :
 loup.jpgle film animalier, sans la mièvrerie du Renard et l'Enfant ;
 la variation sur le mythe de l'enfant sauvage que son long isolement rend difficile à la réinsertion dans une société humaine ; 
le conte tragique, et fantastique, évoquant les histoires d'enfants-loups dont l'Allemagne est friande et le fameux Mowgli du Livre de la jungle de Rudyard Kipling ; la réflexion sur la Shoah...

Sur ce défi-là - comment raconter l'holocauste aux enfants -, cette épopée (par instants nimbée d'expressionnisme) trouve ses accents les plus poignants.
 En effet, Véra Belmont a délibérément choisi de suggérer l'horreur des camps plutôt que de la montrer
Survivre avec les loups assume jusqu'au bout sa double lecture, les trains et les charniers rencontrés par son héroïne renvoyant évidemment à d'autres images. 

Lorsque, ressurgie de son enfer, cette petite Cosette est soignée dans un centre d'accueil en 1945, une scène saisissante nous la montre nue et cheveux rasés par des infirmières qui veulent lui redonner visage humain, la débarrasser de sa crasse et de ses poux.

 Elle est alors, le temps d'un plan, transformée en déportée, une apparence cadavérique et infiniment plus pitoyable que celle, inusable malgré les plaies
et l'épuisement, qu'elle arborait lorsqu'elle était au milieu des loups, figure fantômatique et spectrale de ce à quoi elle a échappé, ce que les juifs ont enduré. 
Misha est comme prédestinée à préférer la compagnie des bêtes à celle des hommes. 

D'emblée, Véra Belmont insiste sur sa complicité avec les animaux. 
Elle sera sauvée par un instinct : le goût du jeu, grâce auquel elle apprivoise ses compagnons sauvages. 
Le film est porté par Mathilde Goffart, petite rouquine de 9 ans, endiablée, langue bien pendue, sans inhibition. 
A la fin du film, elle a des yeux de loup blanc.

 

loup2-dans-la-neige.jpgVéra Belmont a confié au dresseur Pierre Cadéac ,
 déjà intervenu dans le «  lievre de Vatanen «   
http://www.knock-on-wood.net/article-4993918.html
la tache de trouver, dresser et faire jouer trois loups adultes et leurs doublures, des loups gris et cinq louveteaux. 
Les loups impliquaient également une logistique particulière et plutôt lourde à gerer : un grand semi-remorque équipé de cages, d'un réfrigérateur et d'une cuisine, une clôture autour du camion pour lâcher ses loups et un autre parc fait de fils électrifiés entourant le plateau. 
"Il est très difficile de constituer une meute avec une louve blanche, un loup noir, un loup rouxet des loups gris sans qu'il y ait des affrontements", affirme Pierre Cadéac
"Et il faut toujours transporter les loups ensemble car quand un loup est séparé trop longtemps de sa meute, il en est exclu par les autres qui l'attaquent dès qu'il revient."

http://www.allocine.fr/film/anecdote_gen_cfilm=125715.html

 

loup3quichante.jpgPierre Cadéac avoue que pour faire faire au loup ce qu'il veut, ce n'est pas du dressage mais de la ruse.
 "On ne dresse pas un loup à aller jusqu'à un comédien", explique le dresseur.
 "On habitue le loup à un objet, comme un caillou. 
Il sait qu'à chaque fois qu'il posera sa patte sur ce caillou, il recevra une récompense, un bout de viande donné discrètement par l'acteur ou lancé hors champ par le dresseur. 

J'utilise aussi des ultra sons. 
Quand je déclenche un appareil à ultra sons, le loup va vers ce son pensant qu'il va y trouver de la nourriture.
 En déclenchant plusieurs ultra sons successifs, je peux lui faire suivre un parcours précis."

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La leçon du film, c'est que l'homme est parfois capable d'adoucir la sauvagerie de la nature. 
Et le même homme qui a cette capacité insigne d'amener petit à petit la nature à devenir bienveillante, c'est lui qui brutalement, peut devenir le barbare et le sauvage lui-même, et montrer les crocs aux autres hommes. 
Survivre avec les loups, c'est aussi survivre avec soi-même, et savoir traverser ses propres hivers sans céder
 

 

http://www.ecranlarge.com/movie_review-read-8161-13889.php
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Les loups sont décidément dans l'air du temps.
 Après « Survivre avec les loups » qui racontait l'histoire vraie d'une fillette sauvée par une meute pendant la guerre, 
voici « La jeune fille et les loups »:

 

http://www.knock-on-wood.net/article-16516433.html 

 

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