Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Knock on Wood

Les Dialogues cultes du cinéma français, en passant par Audiard

2 Mai 2020 , Rédigé par Ipsus Publié dans #Comme au CINEMA

 

Michel Audiard, né à Paris le 15 mai 1920 et mort à Dourdan le 28 juillet 1985, est un dialoguiste, scénariste et réalisateur français de cinéma, également écrivain et chroniqueur de presse

On peut doublement lui rendre hommage en 2020 que ses formules n'ont pas pris une ride dans le contexte actuel 

Les Dialogues cultes du cinéma français, en passant par Audiard

certaines videos ne sont visibles que sur Youtube,

mais accessibles en doublecliquant 

 « Quand on mettra les cons sur orbite

 t'as pas fini de tourner »

Cette réplique est extraite du film « Le Pacha » de Georges Lautner.

C'est Jean Gabin , alias Louis Joss commissaire divisionnaire qui l'assène au commissaire Gouvion(Robert Dalban).

citation dans le film LE PACHA

  - « A partir de novembre, pour les clochards, il n'y a plus que deux solutions : la Côte d'Azur ou la prison.  »  

 

- « Un financier, ça n'a jamais de remords. Même pas de regrets. Tout simplement la pétoche.  »

 

- « Dans la flatterie, aucune précaution à prendre, aucune limite à respecter. On ne va jamais trop loin.  »

- « Les mauvaises pensées ne sont permises qu'aux gens importants.  »

 

- « Aux courses, les petits tuyaux font les grandes misères.  »  

- « Les traditions ? C'est comme ça qu'on appelle les manies dès qu'il s'agit de fêtes militaires ou religieuses.  »

 

 

 

 « C'est pas parce qu'on a rien à dire

qu'il faut fermer sa gueule.  »

La grande injure c'est un art et pour ça tu es trop bête ( Gabin )

- « Pourquoi certains n'auraient pas tout ? Il y en a qui n'ont rien. Ca fait l'équilibre.  »


- « Une fille qui fait 95 de tour de poitrine et 32 de tour de tête ne peut pas vraiment être mauvaise. Elle peut seulement être légèrement sotte.  »

Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages


- « Dans les situations critiques, quand on parle avec un calibre bien en pogne, personne ne conteste plus. Y’a des statistiques là-dessus. »

- « Si on t’avait foutu à la lourde chaque fois que t’as fait des conneries, t’aurais passé ta vie dehors. »  

- « Entre truands, les bénéfices ça se partage, la réclusion, ça s’additionne.  » Le cave se rebiffe

- « Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière.  »

répliques qu'on retrouce,ci-dessous dans cette Video 100.000 Dollars au Soleil

répliques qu'on retrouce,ci-dessous dans cette Video 100.000 Dollars au Soleil

  Mitch-Mitch : Tiens ça me rappelle ma Finlandaise. Tu la connais mon histoire avec la Finlandaise ?

Oui... Eh ben toi qui la connais pas tu vas te poiler.

Figure-toi qu'un jour sur la piste d'Insaoud j'tombe sur un p'tit ingénieur des pétroles avec sa Land Rover en rideau. Il avait sa bonne femme avec lui, une grande blonde avec des yeux qu'avaient l'air de rêver, pis un sourire d'enfant...

Une salope quoi. ( video,ci-dessous )     

Moi je repère ça tout de suite parce que les femmes c'est mon truc.    

       autres dialogues 100.000 dollars au soleil :      https://t.co/7TwZ6a98NF?amp=1

 

Interviews de Bernard Blier et Michel Audiard 

( la Video de 1972 est à la suite )

 

Dans un premier temps, Bernard BLIER interviewe Michel AUDIARD et il lui reproche d'être analphabète, de ne pas avoir de connaissances particulières, de ne pas avoir un physique spécial, de ne pas avoir de cheveux et il s'étonne qu'AUDIARD ait fait une carrière de dialoguiste et de metteur en scène.

 

Michel AUDIARD confie alors qu'il a des lectures et qu'il a piqué toutes ses idées.

Il se qualifie de voleur et affirme que désormais il loue ses idées le temps d'un long métrage ce qui fait que tous ses films se ressemblent.

Il avoue également être passé metteur en scène uniquement pour des motivations financières.

 

Puis les rôles s'inversent, Michel AUDIARD devenant l'intervieweur.

 

Il reproche à Bernard BLIER de ne pas avoir de physique, pas de voix, pas de prestance et il lui demande de s'expliquer sur son interminable carrière d'acteur.

 

BLIER affirme avoir fait du cinéma parce qu'il n'y avait personne et il avoue s'être fait virer du conservatoire.

 

Puis il explique que de nombreux dialoguistes volent des sujets, des mots aux acteurs...

 

Finalement Bernard BLIER conclue en affirmant qu'il serait prêt à tourner dans n'importe quel film, même un film de Michel AUDIARD.

"Les Tontons Flingueurs" :
5 choses que vous ne savez pas sur le film

                                                                                 https://t.co/PstLUDzEOW?amp=1

À la fin du long métrage, les observateurs auront remarqué un homme avec un monocle noir venu saluer Lino Ventura.

Il s'agit de Paul Meurisse, qui fait là un clin d'oeil au film Le Monocle noir, que Georges Lautner avait réalisé trois ans plus tôt.

Cette comédie policière avait permis au réalisateur d'obtenir un grand succès commercial, et ses aventures avec Meurisse en agent secret plaisent tant au public qu'il leur donnera deux suites (L'Œil du monocle et Le monocle rit jaune).

À 87 ans, le comédien nous raconte le tournage de cette comédie culte réalisée par Georges Lautner, en 1963. À voir "Les Tontons flingueurs" ce dimanche 27 mars, sur France 2, à 20 h 55. Vous pouvez accéder grâce aux liens qui suivent aux fameux dialogues signés Audiard, dont l'argot n'a pas pris une ride.

TÉLÉ STAR : Vous tournez "Les Tontons flingueurs", en 1963, avec le jeune Georges Lautner, après avoir été dirigé par les cinéastes d'avant-guerre, Jean Renoir et René Clair...

 

CLAUDE RICH : Oui, ce n'était pas la même méthode : la jeune garde après la vieille garde ! Mais Lautner avait le chic pour réunir des acteurs qui étaient aussi des copains. J'ai revu Georges, des années après, dans le Midi, où il vivait. Presque tous les autres étaient morts. Nous étions les derniers "tontons flingueurs"...

Celui que vous affrontez dans le film, Lino Ventura, jouait là son premier rôle comique. Comment était-il sur le plateau ?

C.R. : Lino s'est montré très chaleureux. Il m'a traité d'égal à égal. Mais il y avait aussi les autres, dont Jean Lefebvre, que j'avais connu au cours Simon, et l'étonnant Francis Blanche, un poème à lui seul !

Avez-vous assisté au tournage de la mythique scène de cuite dans la cuisine ?

C.R. : Bien sûr ! Lautner filmait dans un pavillon de Rueil-Malmaison. C'était à qui jouerait la partition la plus incroyable dans le registre de la comédie alcoolisée. Un vrai spectacle !

Vous avez pourtant dit que jouer dans ce film vous avait demandé autant d'effort que d'interpréter du Shakespeare !

C.R. : Parce que les rôles écrits par Michel Audiard sont formidables, mais d'une grande précision. C'est très difficile de dire des dialogues mêlant argot, esprit et rythme, avec simplicité.

Que l'on vous parle encore des Tontons, cinquante-trois ans après, vous étonne ?

C.R. : Les Tontons flingueurs sont un merveilleux souvenir. La pérennité du film est étonnante. Je me souviens de cet homme qui m'a interpellé un jour dans la rue, m'appelant Antoine, du nom de mon personnage. Je lui ai dit que je me nommais Claude Rich. Il m'a répondu que c'était à Antoine qu'il voulait parler. Ma fierté en a pris un coup ! (Il rit. )

certaines videos ne sont visibles que sur Youtube,

mais accessibles en doublecliquant 

Les Dialogues cultes du cinéma français, en passant par Audiard
Les Dialogues cultes du cinéma français, en passant par Audiard

 

un Taxi pour Tobrouk ( 1961 )

 cliquer pour lire le texte 

en souvenir de ces Absents qu'on appréciait 

Les Dialogues cultes du cinéma français, en passant par Audiard
UN TAXI POUR TOBROUK "Je crois docteur que l'homme de Néanderthal est en train de nous l'mettre dans l'os. Deux intellectuels assis vont moins loin qu'une brute qui marche."
L'invité du dimanche 15/02/1970 Max FAVALELLI interviewe Jean GABIN et Michel AUDIARD sur leur première rencontre lors du film "Gas-oil"; ils évoquent les collaborations suivantes. La psychologie de GABIN (son mauvais caractère), il dit être "un révolté naturel..., je ne vote pas je subis". Michel AUDIARD et Jean GABIN parlent de lecture, de la passion de GABIN pour les chevaux de course; il parle de son métier de "saltimbanque". Max FAVELLI questionne Jean GABIN sur ses défauts. Jean GABIN parle des bonnes bouffes entre amis grands mangeurs, surtout Lino VENTURA et Bernard BLIER
Monsieur Esnault, si la connerie n'est pas remboursée par les assurances sociales, vous finirez sur la paille !
  • Jean-Paul BelmondoUn singe en hiver ( video ci-dessous : 1962), écrit par Michel Audiard
  •  
Ils repartent du café sans payer 
 
Albert ( Gabin ) : Adressez-vous à l'Intendance, nous on paye plus ! On ne connaît plus, on ne salue plus !
Gabriel ( Belmondo ): On méprise 
 
"- J'ai bon caractère mais j'ai le glaive vengeur et le bras séculier. L'aigle va fondre sur la vieille buse. - C'est chouette ça, comme métaphore. - C'est pas une métaphore, c'est une périphrase. - Oh fait pas chier ! - Ça, c'est une métaphore."
1961 LE CAVE SE REBIFFE "- Entre nous, Dabe, une supposition... Hein, je dis bien une supposition, que j'ai un graveur, du papier, et que j'imprime pour un million de biftons. En admettant, toujours une supposition, qu'on soit cinq sur l'affaire, ça rapporterait, net, combien à chacun ? - Vingt ans de placard. Entre truands, les bénéfices ça se partage, la réclusion, ça s’additionne."
( 1984 ) LES MORFALOUS "- Mais qu'est ce qu'il s'est passé? - Ben il a dû pisser sur la ligne à haute tension, point final - Vous savez, Madame, ça s'est passé tellement vite... Il n'apas du souffrir du tout, du tout. - C'est bien la primière fois qu'il fait des étincelles avec sa bite !"
LES TONTONS FLINGUEURS "- Non mais t'as déjà vu ça ? En pleine paix. Y chante et puis crac, un bourre-pif ! Mais il est complètement fou ce mec ! Mais moi, les dingue j'les soigne. J'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère ! J'vais lui montrer qui c'est Raoûl. Aux quatre coins de Paris qu'on va le retrouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle. Moi quand on m'en fait trop, j'correctionne plus, j'dynamite, j'disperse, j'ventile..."
Pour la première fois Jean GABIN joue pour la télévision sur des dialogues de Michel AUDIARD, et dans une réalisation de FREDERIC ROSSIF, dans le rôle du monsieur qui a toujours l'air de râler.
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :