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Knock on Wood

Roman de Gare et Lelouch

27 Juin 2007 , Rédigé par Ipsus Publié dans #Comme au CINEMA

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Les affiches de films sont essentielles. Elles permettent d'avoir un premier aperçu sur ce qui va se passer en salle. Analyse de celle qui illustre Roman de gare, le nouveau Lelouch.

On remarque trois silhouettes (un homme et deux femmes) en noir et blanc en haut sur un fond mosaïqué. En bas, le titre du film : ROMAN DE GARE écrit en capitales en dégradé du blanc vers l’ocre. Il y a un effet de mouvement. C’est un film de Claude Lelouch. Au-dessus du titre sont précisés les noms des acteurs et le logo du festival de cannes pour notifier qu’il faisait partie de la sélection officielle 2007.

Après avoir lu les noms des acteurs, on devine que les trois visages sont, de gauche à droite, Fanny Ardant, Dominique Pinon et Audrey Dana. Leur regard est sérieux, grave, on suppose que quelque chose d’important voire de tragique se passe.

http://studiomagazine.fr/culture/decryptage_zoom.asp?ida=175226

En regardant plus attentivement, on s’aperçoit que ces trois visages sont construits à partir d’images du film qui se multiplient et se répètent. Ces vignettes peuvent à la fois être leur mémoire (à la manière d’un flash-back où des images nous reviennent), mais cela peut aussi être leur identité comme autant de moments qui construisent les personnages. « C’est leur destin qui les construit »
semble nous dire Lelouch à chacun de ses films.

La mosaïque fonctionne comme un puzzle, tous les éléments de l’histoire donnent à voir les protagonistes de ce drame. Les visages se détachent de la mosaïque tout autant qu’ils s’y fondent. Le flou des silhouettes permettant cette impression. Les personnages font partie du décor, tout comme le héros (évadé de prison) souhaite se fondre dans la foule et disparaître.

D’après le code des genres, on devine que l’on a affaire à un polar. La typographie du titre, la mosaïque d’images du film et l’incrustation des visages donnent une impression de rythme, de quelque chose d’haletant (même si Claude Lelouch veut jouer sur la confusion entre l’affiche et son film).

L’action sera-t-elle au rendez vous ? A vérifier en allant voir le film.

J'aime beaucoup Claude LELOUCH, 
surtout depuis " Itinéraire d'un enfant gâté "....

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Conférence de Presse ( 2 videos )

cp2.jpghttp://www.youtube.com/watch?v=MSao6bl31EU


cp.jpghttp://www.youtube.com/watch?v=G1tT0UP2vRM

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  • Sur le web :

http://www.lesfilms13.com/romandegare/

RG2.jpg

Indépendemment de l'intrigue de son dernier film,
il est des formules qui ,en peu de mots, en disent long et mon oreille a retenu la voix de Fanny Ardant disant  :  
  RG-Ardant.jpg
" rencontrer quelqu'un c'est toujours une récompense ...ou une punition "


http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18730506&cfilm=111716.html 

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RG3-Audrey.jpg

Audrey Dana a été remarquée par Claude Lelouch lors du tournage de Nos amis les Terriens,

La voyant apparaître dans Roman de gare, le nouveau film de Claude Lelouch, on pense immédiatement à Arletty. Même gouaille triste, même naturel travaillé, même capacité du regard à mobiliser l’attention, pour mieux rendre l’ambiguïté des émotions qui l’habitent. Et aussitôt, on se dit qu’Audrey Dana, hier encore inconnue au bataillon des actrices «made in France», pourrait bien être cette comédienne si longtemps recherchée et que d’aucuns avaient cru trouver en la personne d’une autre Audrey, la petite Tautou. Une nouvelle Marianne, une ultime Antigone de Paname, populaire, tragique, moqueuse et tendre à la fois. 
http://www.tdg.ch/pages/home/tribune_de_geneve/loisirs/cinemas/detail_cinema/(contenu)/100034

rg-audrey.gif

Drôle de fille, au demeurant. Née «en automne 1977, à Paris», elle ressemble à la France d’aujourd’hui. 
Papa est un journaliste tunisien, maman vient d’Amérique, mais il faut encore intégrer «cinq frères et sœurs ainsi que deux papas et mamans de plus dans l’équation». Son enfance sautera des pavés de la capitale aux pâturages de La Bosse, dans la Sarthe. Une région dont elle souligne malicieusement qu’elle possède «le plus haut taux de suicide en France».
Sa mère s’y installe sans son père, dans une «ferme qu’elle transforme en lieu de vie». Audrey vivra là entourée d’enfants de la DASS. Entre eux, le contact sera parfois brutal. «J’avais une famille, ils n’en n’avaient pas. Je représentais tout ce qu’ils détestaient.» Reniement, tristesse? «Surtout pas! Je sais aujourd’hui que tout s’est constitué à ce moment de ma vie».

Crise existentielle

Tout, y compris sa passion pour la comédie. Souvenir: elle a six ans et chahute beaucoup à table. 
Un jour, sa grande sœur a une illumination. «Tu devrais être comédienne.» Des mots qui resteront gravés dans son esprit. 
Lorsqu’elle décide, à 19 ans, de prolonger un séjour à New York qui ne devait durer à l’origine que deux mois, ils finiront par exploser. «J’avais commencé l’ESAD (Ecole Supérieure d’Art Dramatique) à Paris mais je ne savais plus si c’était parce que je voulais réellement faire ce métier ou seulement pour réaliser un rêve d’enfant. J’ai vécu une véritable crise existentielle
La jeune femme passe finalement deux ans aux Etats-Unis. 
Le théâtre, elle le «fait faire» aux autres, en montant et produisant des pièces. «Je gagnais bien ma vie, j’étais très entourée mais j’étais insatisfaite.» 
La décision tombe: fermeture de la parenthèse américaine et retour à l’ESAD. Entre-temps, Audrey Dana réussit sa «plus belle création». Un enfant, âgé aujourd’hui de 7 ans.
La suite tient du sans-faute. 
Repérée à l’ESAD, elle est choisie pour figurer dans une pièce qui connaîtra un immense succès. Son titre? Le carton. 
Depuis, l’actrice multiplie les emplois au théâtre, «dans un registre populaire». 
Un genre qui implique un rythme infernal: ces six dernières années, Audrey Dana a donné environ 1400 représentations. 
D’où sa volonté, aujourd’hui, de se refaire une santé au contact «de metteurs en scène exigeants, accordant plus de place au texte.» 
Et, pourquoi pas, de continuer sur la lancée de Roman de gare. 
«J’aime la caméra. Elle capte tout, devant elle, impossible de trop jouer. Il faut être.» 
Parions qu’elle sera. 
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Lelouch a réalisé ce "Roman de gare" dans son coin, sans faire de bruit, caché derrière un pseudonyme.
 Claude Lelouch tenait surtout à se dégager de toute pression après l'échec de ses derniers films. 
Ce faisant, le réalisateur a retrouvé ce style si particulier à l'origine de ses plus grands succès, malheureusement caricaturé jusqu'à l'overdose ces dernières années.
 C'en est heureusement terminé des histoires tirées par les cheveux, traversées par mille et un personnages.
 Place à un récit ramassé et captivant porté par une vision du monde piquante et pleine d'humour.

rg.jpgTout commence par une nuit pluvieuse, sur une autoroute en direction de Macon. 
Un tueur en série vient de s'évader de la prison de la Santé à Paris, tandis qu'un jeune couple se dispute sur une aire d'autoroute. 
Résultat des courses, Huguette (Audrey Dana, la révélation du film) est abandonnée par son mec à la station service avant d'être récupérée par un homme (Dominique Pinon) qui se fait passer pour un prof de banlieue ayant quitté femme et enfants. 
Soucieuse de préserver les apparences vis-à-vis des siens, Huguette lui demande alors de jouer le rôle de son petit ami devant ses parents.

pinon-3.jpgQui est donc le personnage de Dominique Pinon? Un prof? Le nègre d'une romancière à succès (Fanny Ardant) comme il tente de le faire croire à Huguette? Ou tout simplement le serial killer en cavale? Et elle? Est-elle vraiment shampouineuse ou pute au grand coeur?

RG-bateau.jpgIl y a du polar dans ce "Roman de gare
truffé de rebondissements et de fausses pistes
.
 Mais aussi un road-movie lancé sur les routes - magnifiques - de montagne. 

De la comédie également, avec le personnage d'Huguette, midinette naïve, fascinée par les stars, et prête à tout pour prouver à ses parents qu'elle a eu raison d'aller tenter sa chance à Paris.

 lelouch-pellissier.jpgClaude Lelouch tire toutes les ficelles avec subtilités et réussit un excellent divertissement.


http://www.latribune.fr/info/Lelouch-reussit-un--Roman-de-gare--~-ID3E259645A8DC6A14C1257306005A5304




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pinon-2.jpgBiographie de Dominique Pinon

Après quelques années de faculté, Dominique Pinon décide de devenir comédien. 
Il s'installe à Paris et s'inscrit au cours Simon
Arthur Joffe lui propose son premier rôle en 1980 dans un court métrage, 'La Découverte'
Il retrouve le réalisateur quelques années plus tard pour 'Merlin ou le cours de l'or', 'Alberto Express' et 'Ne quittez pas ! 
' En 1981, il obtient son premier rôle dans un long métrage, 'Diva', de Jean-Jacques Beineix
Pendant quelques années, il n'aura que des seconds rôles, aux côtés de Gérard Depardieu dans 'La Lune dans le caniveau' ou encore dans 'Tir groupé', 'Le Thé à la menthe', 'Frantic' et 'Le Retour de Martin Guerre'

Ce sont Jeunet et Caro qui lui offrent son premier grand rôle dans 'Delicatessen'. Dominique Pinon est enfin au sommet de l'affiche et enchaîne dès lors les rôles importants, comme dans 'La Cavale des fous', où il donne la réplique à Pierre Richard
En 1995, il retrouve Jeunet et Caro pour 'La Cité des enfants perdus' ; les réalisateurs lui proposent pas moins de cinq rôles pour ce film ! Toujours avec Jeunet, il tourne en 1997 'Alien, la résurrection', aux côtés de Sigourney Weaver, puis avec Audrey Tautou dans 'Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain' et 'Un long dimanche de fiançailles'

En 2006, Dominique Pinon tourne dans trois longs métrages : 'Dante 01', 'En compagnie des loups' et 'Dikkenek'. Parallèlement, l'acteur tourne dans des productions européennes, révélant son talent en Allemagne et en Angleterre.

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