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Knock on Wood

l'Odyssée des Fourmis

2 Juin 2022 , Rédigé par Ipsus Publié dans #Sciences & Techniques

 

 

Treize mille espèces de fourmis identifiées sur la terre !

Dans ce passionnant récit à partir de leurs voyages à travers le monde, Audrey Dussutour et Antoine Wystrach, deux des plus éminents chercheurs en myrmécologie, se concentrent sur une activité essentielle chez les fourmis : la recherche de nourriture.

Elles sont capables de réaliser des trajets de plusieurs centaines de mètres dans les lieux les plus hostiles. La route est semée d’embûches et de prédateurs qu’il faut pouvoir combattre à chaque instant.

 Incroyable mémoire, don de la stratégie, force physique herculéenne, sens de la structuration sociale, on découvrira dans ce livre le génie multiple des fourmis.

Et voici devant nous des nageuses, des haltérophiles, des médecins, des éleveuses, des droguées, des kamikazes, des voleuses, des planeuses, des esclaves, dans un passionnant récit que le plus trépidant des romans d’aventures ne saurait égaler.

 Audrey Dussutour et Antoine Wystrach sont myrmécologues, c’est-à-dire spécialistes des fourmis, et parmi les plus éminents du monde.

Audrey Dussutour est de plus spécialiste des organismes unicellulaires.

Antoine Wystrach est, quant à lui, un expert du cerveau et du comportement des insectes.

Ce livre sur les FOURMIS se lit comme un roman,car ces 2 scientifiques évitent le jargon technique ,tout en ne tombant pas dans la "vulgarisation " .

Cependant ,avec 448 pages,sans illustration,çà m'a incité à rechercher quelques videos 

...............9.4.2022
l'Odyssée des Fourmis
l'Odyssée des Fourmis
l'Odyssée des Fourmis
l'Odyssée des Fourmis

Les fourmis ne cessent de surprendre les chercheurs. Plus ils les observent, plus ils découvrent qu’en matière de coopération, de médecine et d’ingéniosité, elles n’ont vraiment rien à nous envier.

Même si elle tombe d’un immeuble de 20 étages, une fourmi ne s’écrasera pas au sol car son corps est très résistant. Il est recouvert par une sorte d’armure, appelée exosquelette, qui résiste aux chocs. De plus, comme elle est très légère, la résistance de l’air freine sa chute qui n‘accélère jamais. Résultat : qu’elle tombe de 1 cm de haut ou de 20 m, l’impact avec le sol est le même, elle y arrive relativement en douceur ! Elle peut donc survivre à une chute de n’importe quelle hauteur.

l'Odyssée des Fourmis
...............( V.1.28 mn ) Rencontre avec Antoine Wystrach, chargé de recherche au CNRS, Centre de recherche sur la cognition animale, CNRS - université Toulouse III-Paul Sabatier.Conférence donnée le 20 novembre 2018.
Dans le calme et la discipline
Chez les humains, lorsqu’un danger survient, comme un incendie, les gens courent dans tous les sens. Chez les fourmis, c’est le contraire. Dès qu’il ya un problème, elles se mettent en ligne et ralentissent l’allure. Or, comme l’ont montré les modélisations informatiques, plus une foule se déplace lentement et en ordre, plus rapidement elle est évacuée de la zone dangereuse
........31.8.2020 ( V.25.57 mn )
UN RADEAU DE FOURMIS
Les fourmis de feu vivent dans des régions d’Amérique du Sud où les inondations sont fréquentes, mais elles s’en moquent car elles sont capables de fabriquer des radeaux avec… leur propre corps. Pour cela, elles se regroupent et forment un amas de fourmis, une sorte de boule au centre de laquelle se réfugie la reine.
Grâce à leur poids très léger et à leur corps hydrofuge, les fourmis flottent. Et pour celles que se trouvent sous l’eau, pas de problème :
elles peuvent survivre plusieurs heures en apnée. 👇
..............9.12.2017 ( V.3.08 mn )
ÉPIDÉMIE, CONNAIS PAS !
Les fourmis sont aussi entassées dans une fourmilière que nous dans le métro aux heures de pointe. Pourtant, il n’y a jamais d’épidémie car elles fabriquent leurs propres antibiotiques qu’elles s’appliquent sur le corps. Ce qui évite de propager une bactérie à toute la colonie.
cliquer pour agrandir les images

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.............2.6.2020 ( V. 2.27 mn )
UN TRAFIC FLUIDE
Al’intérieur des fourmilières, les galeries forment un impressionnant réseau emprunté chaque jour par des milliers de fourmis. Malgré ce flot permanent qui circule dans tous les sens, les chercheurs ont constaté qu’il n’y a ni embouteillage ni accident de la circulation. Leur secret ? Chaque fourmi analyse en permanence l’état du trafic pour adapter sa vitesse et son itinéraire. Aucune d’elles ne s’énerve ou ne « klaxonne » pour doubler et arriver la première !
............9.7.2019..( 15.56 mn ) Chez les fourmis c'est la reine qui décide : FAUX, Chez les fourmis tout le monde travaille dur : FAUX, Chez les fourmis l'ordre règne en Maitre : FAUX. Les fourmis sont des sociétés constituées en majorité de femelles qui sont capables de résoudre des défis incroyables (passage d'obstacle, architecture, agriculture, médecine, chasse) sans leader et sans plan pré-établi. Le succès des fourmis se résume en quelque mots : Sacrifice, Résilience, Altruisme, Cooperation & Auto-organisation. Audrey Dussutour, chercheure au CNRS spécialiste de l’étude de comportement des fourmis et des blobs. Elle est l’auteur d’une cinquantaine d’articles scientifiques et d’un livre. Elle obtenu plusieurs prix pour ces travaux sur les fourmis dont le prix « Le monde » de la recherche et le prix Wetrems de l’Académie des Sciences de Belgique.

Alors, les fourmis, plutôt Bernard Werber, auteur de la célèbre trilogie, ou Jean de La Fontaine, poète des Fables ? « Ni l’un ni l’autre, répondent en chœur Audrey Dussutour et Antoine Wystrach, deux spécialistes français de l’insecte. Chez Werber, la fourmi est trop humanisée. Chez La Fontaine, elle travaille tout le temps. Où sont passées les fourmis qui ne font rien du tout ? » Les deux chercheurs – « myrmécologues » de renom qui travaillent au Centre de recherches sur la cognition animale à l’université de Toulouse – se sont lancé un défi : raconter non pas la fourmi, mais les fourmis. « Derrière ce mot se cachent des milliers de mondes, observe Audrey Dussutour. On a identifié 13 000 espèces ! »

Pour plonger dans cet univers minuscule, sur tous les continents, sauf l’Antarctique, les deux éthologues invitent les humains, dans un livre à paraître mercredi*, à regarder le monde du point de vue de l’insecte. Les fourmis nous fascinent, nous leur prêtons des caractéristiques humaines, et pourtant nous n’hésitons pas à les écraser du bout du pied. Pourquoi ?

Il faut déjà démonter quelques clichés, dont celui d’une société ultra-organisée, souvent idéalisée. « De loin, l’harmonie semble régner au sein de la colonie. Le travail s’organise collectivement, que ce soit la récolte, la construction ou le soin apporté aux jeunes. […] Mais il n’est pas rare d’observer à un niveau individuel des fourmis qui ne font strictement rien ou, pire, qui ralentissent et même sapent le travail des autres », écrivent les auteurs.

Pour eux, les fourmis, c’est Wikipédia : un chaos organisé. Ensuite, les chercheurs nous livrent une information de taille : seules de 5 à 10 % des fourmis – les « fourrageuses » – s’aventurent à l’extérieur de leur nid à la recherche de nourriture, quand les autres ne verront jamais la lumière du jour. « Lorsque vous vous débarrassez de toutes les fourmis qui courent dans votre cuisine, vous exterminez en réalité une petite fraction de la colonie », décrit Audrey Dussutour.

............20.2.2019..( V.5.26 mn ) Vidéothèque CNRS Dans les secrets d'une fourmilière

En s’intéressant aux seules fourmis que nous pouvons observer à l’air libre, les deux scientifiques ont découvert leurs stratégies les plus folles pour apporter à manger à leurs congénères et échapper à leurs prédateurs. Ainsi, en Amazonie, la fourmi tortue, grimpée aux arbres en quête d’un repas, se jette dans le vide à l’approche d’un nuisible. Une chute mortelle ? Des idées suicidaires ? « En réalité, elle a hérité d’un réflexe ancestral, décrit Antoine Wystrach. 

Pour se stabiliser en l’air, elle étire à l’extrême ses pattes jusque vers le dos, tel un professionnel de la chute libre. Alors que le chat doit effectuer une rotation active pour retomber sur ses pattes, il suffit à une fourmi d’adopter cette posture pour s’équilibrer naturellement, comme un petit parachute. » Dès lors, elle n’atteint jamais le sol, où grouillent de nombreux ennemis, et trouve refuge sur l’arbre voisin.

Pour se nourrir, la même fourmi suit le chemin tracé par une consœur jusqu’au « supermarché », où elle va lui dérober la moitié de son « Caddie » ; quand la fourmi épineuse, en Indonésie, attend, elle, à la sortie du magasin pour « harceler » sa congénère qui a fait les courses. En Amérique centrale et dans le sud des États-Unis, les Dorymyrmex bicolor volent les réserves des fourmis pot de miel en leur jetant des petits cailloux, et cela peut durer des heures.

Prévoyantes, elles ont fait, bien avant l’homme, leur révolution agricole : plusieurs espèces font pousser champignons et graines dans leur fourmilière ; et elles pratiquent aussi confinement et isolement social en cas de maladie dans le nid. Mais chercher de la nourriture et se protéger n’est pas leur seul talent. Ainsi, les fourmis Atta ou « coupeuses de feuilles », qui peuplent les forêts tropicales humides, de couleur rouge orangé, sont capables de construire jusqu’à une trentaine d’autoroutes. « À l’échelle humaine, cela représenterait des tunnels de 20 kilomètres de long et de 100 mètres de large, soit la largeur de la Katy Freeway au Texas, qui est l’autoroute la plus large au monde avec ses 26 voies », illustre Audrey Dussutour.

Au gré des découvertes, les fourmis ont inspiré les hommes. « Il y a beaucoup d’applications sur la distribution de colis et les arrivées dans les aéroports, détaille Antoine Wystrach. Les fourmis sont aussi les championnes de la gestion des stocks. » Dans un autre registre, les fourmis des bois ont inspiré la construction de bâtiments écologiques : elles élaborent des dômes dans lesquels elles orientent les aiguilles de pin pour que l’eau puisse s’écouler et ainsi éviter les inondations. L’étude de leurs déplacements a aussi permis de résoudre le dilemme du « voyageur de commerce » : relier le maximum de villes en un minimum de temps. D’autres, évidemment, ont mauvaise réputation : si plusieurs espèces attaquent pour se défendre, certaines sont agressives par principe. Au Brésil et aux États-Unis, la fourmi de feu tue dix fois plus que les requins et provoque courts-circuits, incendies et accidents en s’insérant dans les circuits électriques. « Une vraie peste », sourit Audrey Dussutour.

Menacées, les fourmis ? Comme tous les autres insectes, elles sont victimes de l’érosion de la biodiversité. Les deux auteurs craignent des disparitions fantômes : celle de fourmis que la science n’a pas encore identifiées. « Les étudier, c’est apprendre l’humilité, défend Antoine Wystrach. Elles font la démonstration devant nos yeux de la beauté du vivant. » Une phrase à méditer lors de la prochaine invasion sur votre toile cirée.

............2013 ( V.26.10 mn)

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