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Knock on Wood

Juliette ARMANET incandescente

14 Avril 2022 , Rédigé par Ipsus Publié dans #MUSIQUE

 

 

En complément des Clips,

on trouvera ,ci-après, également 

54 mn de Concert en video

Comment naît une chanson ? (10.11.2021 )

J’avais envie de me bousculer. La musique c’est avant tout un territoire de jeu, donc il n’est pas question de se brider, au contraire il faut prendre des risques, expérimenter. D’autant que je ne suis plus la même femme que celle qui a écrit “Petite amie”. J’ai une histoire en plus dans mon corps et dans mon cœur. C’est aussi un miroir tendu, l’écriture d’un disque… Au final j’ai composé beaucoup, de manière frénétique. Et des évidences ont fini par s’imposer.

J’ai surtout plus que jamais compris à quel point la musique était un endroit de survie mentale. Pour se libérer d’émotions difficiles, pour s’émanciper parfois de relations toxiques ou pas épanouissantes. Pour aussi s’apprivoiser…

Elle avait incendié la pop française en 2017 avec son premier album Petite Amie.

4 ans plus tard, l’auteure compositrice-interprète est revenue enflammer les cœurs et les pistes de danse avec le très dansant et émouvant Brûler le feu

Quand elle a surgi avec son grand piano et son spleen en bandoulière, en 2016, sur un EP intitulé Cavalier seul, l’ex-Lilloise installée à Paris est rapidement devenue la nouvelle fiancée de l’Hexagone. Sa frange épaisse et sa silhouette racée, entre kitsch travaillé et élégance innée, se sont alors retrouvées placardées un peu partout, des écrans de télévision aux unes des magazines.

Comparée à Christophe, Michel Berger et Véronique Sanson, l’artiste était accueillie en messie, avec pour périlleuse tâche de sauver la variété française de son côté guimauve en lui apportant audace et modernité.

C'est justement ce fabuleux duo avec Christophe en 2019 chez Nagui ( Taratata ) que j'ai voulu,symboliquement remettre en mémoire de celui qui nous a quittés trop tôt et à qui Juloiette donnait la réplique

( voir également coulisses de l'enregistrement )

Auréolée d’une Victoire de la musique, de concerts (fiévreux) à guichets fermés – dont une prestation devant un Barack Obama médusé (2017 ) et d’un double disque de platine, Juliette Armanet a attendu quatre longues années pour confectionner un nouvel album à la hauteur de son coup d’essai

 Plus incandescente que jamais, l’artiste âgée de 37 ans chante sur des airs disco le manque, l’absence, le désir, la transe et la renaissance.

Juliette Armanet enflamme la chanson française avec ses slows crépusculaires bouleversants et ses hymnes électro exaltés

............ I Feel It Coming est une chanson interprétée par le chanteur canadien The Weeknd avec la participation du groupe français Daft Punk, sortie en single en 2016, extraite de l'album Starboy. C'est la seconde collaboration entre The Weeknd et Daft Punk après la chanson Starboy tirée du même album. En 2017 le morceau a été repris en français par Juliette Armanet sous le titre Je te sens venir
.............. The Weeknd - I Feel It Coming ft. Daft Punk (Official Video)...........Quand deux groupes pop électro, The Weeknd et les Daft Punk, unissent leur talent pour rendre hommage à Michael Jackson, cela donne "I Feel It Coming". Une pépite qui témoigne de l'univers du King. "I Feel It Coming" : un hit planant Le titre "I Feel It Coming", extrait de l'album "Starboy" de The Weeknd, a tout d'une ballade pop. Et ce qui fait son originalité, c'est la touche électro qu'apportent les Daft Punk. La voix d'Abel Makonnen Tesfaye, alias The Weeknd, est tellement proche de celle de Michael Jackson qu'on s'y tromperait presque. Le refrain entêtant rappelle les codes du King, en nous replongeant dans son univers musical si particulier. Un clip encore plus troublant Lorsque The Weeknd se déhanche avec retenue sur cette langoureuse romance, c'est un vrai clin d'œil à Michael Jackson. Le clip d'inspiration intergalactique, au décor surnaturel, est réalisé par Warren Fu et met en scène une rencontre fatale sur une autre planète. L'apparition des Daft Punk à la fin de ce mini-film renforce l'étrangeté de cette scène. Coiffés de leurs casques et vêtus de leurs grandes capes noires, les interprètes de "Random Access Memories" s'inscrivent naturellement dans ce paysage futuriste et décalé.
Numéro(25.2.2022 ) : Dans le clip de votre single Le Dernier Jour du disco, vous dévoilez un côté “bête de scène” chevauchant un piano démesuré. Qu’est-ce qui vous a poussée à cet élan de folie ?
Juliette Armanet : Il y a quelque chose qui s’est épanoui en moi, physiquement, grâce aux nombreux concerts que j’ai donnés. Rencontrer son public donne des ailes et beaucoup de confiance. D’un seul coup, on se sent aimé, et on se déploie. La scène m’a métamorphosée, comme un baptême du feu. Je ne suis plus la jeune femme au piano que j’étais quand j’ai composé Petite Amie. En plus des tournées, avoir un enfant a été un vrai bouleversement intime. Le corps devient un abri, quelque chose de puissant. Ça a ouvert une dimension assez profonde en moi, modifiant la considération que j’avais à mon propre égard. J’ai déconstruit pas mal de choses pour pouvoir me retrouver avant d’écrire à nouveau. J’ai remis en question le regard que les autres portaient sur moi et j’ai décidé que je ne me laisserais pas enfermer dans la “marque” Juliette Armanet. Mais il y a aussi quelque chose de l’ordre du jeu sur ce disque, car nous avons vécu une période tellement sinistre, comme un grand silence sidérant, que le monde du spectacle a eu envie de se travestir, de danser, de faire la fête et l’amour. Nous avons tous ressenti ce besoin intense de revivre. Et le spectacle est fait pour ça, pour avoir de l’audace, à l’américaine. Je me suis dit : “Pourquoi Lady Gaga pourrait-elle le faire et pas moi ?” Ce n’est pas parce qu’on est français qu’on est obligé d’être dans quelque chose de cérébral et sobre. Le spectacle, ça nous fait du bien à tous, et dans sa démesure, il aide à libérer une certaine vérité émotionnelle. En tout cas, je n’ai pas envie de me priver de cet excès, à la fois drôle et vecteur d’émotions puissantes.
Que signifie le titre de votre album, Brûler le feu ?
C’est un mantra intérieur, surréaliste, pour se sentir puissant, une formule allant à l’extrême du poème, qui est intimement assez for te pour moi. Elle raconte quelque chose sur la passion amoureuse et plus largement sur nos passions humaines qui peuvent être destructrices. Il s’agit de faire en sorte que le feu ne soit pas dévastateur, mais créateur, lumineux, magique, qu’il nous donne le pouvoir de dépasser nos blessures. Le feu, c’est ce qui a permis de fonder l’humanité, de l’ancrer. Le morceau Brûler le feu, qui clôture l’album, parle aussi de ça. Chanter et danser pour ne pas se laisser consumer. Je répète l’expression “brûler le feu” comme un slogan Flower Power, une méthode de survie. C’est une façon de dire : “On va brûler le feu pour que le feu ne nous brûle pas.” Comme une insurrection intérieure qui surgit et crie : “Bats-toi, lève-toi, danse et sur vis.”
Sur vos dernières photos, vous arborez un décolleté et un pantalon pailleté. Vous sentez-vous davantage décomplexée qu’à vos débuts ?
J’ose des choses que je n’aurais pas osées avant. Je crois que j’ai fait la paix avec mon corps. Au début, je n’avais pas envie qu’on parle de mon physique car je voulais qu’on se concentre sur la musique. Je souhaitais dégager un côté passe-partout pour qu’on m’écoute. Cela avait quelque chose à voir avec la condition féminine : où veut-on mettre le coup de projecteur quand on est musicienne ? Mais il y a une évolution sociétale salutaire pour les femmes. Le mouvement #MeToo a ouvert des conversations, avec des accords et des désaccords. Les femmes se sont ouvertes, parlent plus. J’ai 37 ans, je ne fais pas partie de la génération d’Angèle, mais ces débats-là me font du bien. L’époque pousse à s’assumer : je peux enfin montrer mon corps sans me sentir automatiquement jugée vis-à-vis des canons de beauté.
Dans vos chansons, on retrouve toujours un art des contrastes. En les écoutant, on danse, mais la larme à l’œil. D’où vient ce mélange de mélancolie et d’euphorie ?
J’ai l’impression que le cocktail le plus puissant qu’on ait en nous, c’est le tragi-comique. C’est l’équilibre qui m’intéresse le plus dans la vie, passer du rire aux larmes, et inversement. Le disco est d’ailleurs un genre qui commence à me passionner à partir du moment où il est sombre. Quand on transforme la mélancolie en énergie puissante et qu’on se libère, grâce à la danse, d’un propos plus triste, c’est là que ça m’emporte. Ce qui fait que la pop n’est pas de la soupe, c’est son ambiguïté. Il faut qu’il y ait une force cathartique dans la musique, et cela tient souvent au jeu de contrastes entre l’ombre et la lumière. La nature humaine est bi-goût, faite de sentiments étranges qu’on ne comprend pas toujours très bien. Et c’est ce genre d’émotions qu’on recherche dans la musique. On veut qu’elle nous défigure un peu.
Sur vos derniers morceaux se dessine un personnage de séductrice désabusée, une version féminine du Don Juan-dandy triste en gilet de satin du morceau La Dolce Vita de Christophe, que vous aviez justement repris en live à ses côtés. Est-ce une image qui vous parle ?
Je suis très touchée, car oui, cette histoire de séductrice désabusée me parle beaucoup. Je m’y reconnais vraiment. J’ai un côté “fille qui drague tout en pleurant”. J’adore ce dandysme chez Christophe, qui est un attelage bizarre qui mélange la pudeur à un côté extraverti, déluré. Raconter ses émois amoureux tout en ayant l’air de draguer, c’est une sorte de timidité qui me plaît beaucoup. Je suis aussi très attirée par sa façon de faire de l’amour un sujet permanent, de relier à l’incandescence amoureuse le moindre verre que l’on boit, le moindre rayon de lumière qui pointe.
Quelles influences artistiques vous ont récemment nourrie ?
David Lynch, dont le cinéma ressemble assez à Christophe et à son esthétique du beau bizarre. Le cinéaste est revenu plusieurs fois dans mes soirées pendant les résidences d’écriture de mon dernier disque. Revoir Mulholland Drive et ses autres films pleins de bizarreries, d’apparitions étranges et dotés d’une atmosphère sulfureuse, décadente, kitsch et poignante, m’a inspirée. Il y a aussi des lectures qui m’ont nourrie. Annie Ernaux continue à me bouleverser infiniment à chaque ligne. Je crois que je ne me lasserai jamais de cette femme et de son écriture. Je citerai également Étreins-toi de Kae Tempest. Ce chef-d’œuvre est un essai sur notre génération, sur le rapport à l’autre, sur l’amour, dont elle fait un sujet politique. Je pense aussi que l’amour est un sujet politique. Kae Tempest raconte que la manière dont on aime une personne en dit long sur le reste. C’est le reflet de comment on aime le monde autour de soi.
Votre chanson Imaginer l’amour résonne comme une urgence. Comment est-elle née ?
Cette chanson ultra triste est arrivée deux jours avant le mastering. Elle m’a cueillie. J’avais besoin de me consoler en évoquant le fait que, quand des gens que nous avons aimés disparaissent ou que la vie nous a fâchés avec eux, nous pouvons les rêver. Nous pouvons imaginer que, ce soir, nous allons manger une choucroute avec eux, et cette vision va nous faire du bien. Le pouvoir de l’imaginaire, comme refuge mental très fort, reste la plus grande de nos libertés. Après avoir tous été enfermés pendant les confinements, nous nous sommes vraiment rendu compte que la seule chose qui demeure alors, c’est ça : notre imaginaire.
...........❚ Le feu c’est donc aussi la musique ? C’est assez brûlant en effet, mais tant mieux, non ? (rires) Je lis beaucoup de choses sur le feu ; et le feu c’est aussi ce qui a fondé l’humanité, c’est ce qui a permis à l’homme de se réchauffer, de faire cuire la viande, d’être en meilleure santé, de bâtir, de se protéger, c’est le foyer. Ce n’est pas seulement un élément de destruction. Ce qui a fondé l’humanité s’est joué autour d’un feu de bois (rires). Il y a une part très forte, animale, instinctive, c’est une puissance ; c’est aussi un pouvoir magique.
...............L'INTÉGRALE ( 54 minutes ) - Juliette Armanet en Concert Très Très Privé RTL2 (17/03/22)
......... Juliette Armanet - Le dernier jour du disco (Clip Officiel) Ce côté combatif du titre se retrouve aussi dans le choix du disco, une musique assez mélancolique au fond mais qui tient de l’élan vital, avec cette irrésistible envie de danser. C’est pour cela que vous l’avez choisi ? C’est très juste. Je trouve qu’il y a quelque chose de physique, qui engage le corps, à transpirer, à s’abandonner, à oublier la part mentale, intellectuali-sante, de nos vies. Et c’est nécessaire, ça peut être très thérapeutique de danser. J’avais très envie sur ce disque que, même si le propos est mélancolique voire noir comme Dans le dernier jour du disco, il s’agisse de danser, que la rythmique vienne nous attraper par la main et nous dise : "non, il faut continuer à se battre, à danser, à vivre". Oui, c’est de l’ordre de l’élan vital, un réflexe qui est jouissif, qui fait du bien à l’âme.
19.11.2021

19.11.2021

....(2019)heureusement qu'il y a Taratata pour nous offrir ce type de Duo....juste avant le départ de Christophe
...............Les coulisses des répètes avec Christophe & Juliette Armanet (2019)

Puisqu'on vient d'écouter la Dolce Vita....

Fellini n'est jamais loin 👇

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19.11.2021

19.11.2021

Juliette ARMANET incandescente
Juliette ARMANET incandescente
.........Juliette Armanet - L’Amour en Solitaire En 2017, Juliette Armanet, assise à son piano, chantant de sa voix haut perchée L’Amour en solitaire, touchait en plein cœur le public.
.........Hommage à Michel Legrand : Juliette Armanet interprète "Les Moulins de mon coeur"- Cannes 2018
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