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Knock on Wood

on ne nous dit pas tout et l'opacité entretient le populisme

3 Décembre 2020 , Rédigé par Ipsus Publié dans #Dans L'AIR DU TEMPS, #Sciences & Techniques

En dehors du film "hold-up" qui fait polémique

certains analystes font remarquer que si les pouvoirs publics avaient joué la transparence dès le départ ,les gens ne se seraient peut-être pas rabattus sur ces contre informations ,quelle qu'en soit la véracité

Même Rioufol du  Figaro, sans porter de jugement sur "hold-up", y voit l'annonce d'autres insurrections, à partir de cette fronde populaire


Complotisme ou pas ......
ça mérite réflexion ,sur la manière dont est traitée l'information

déjà Coluche disait qu on ne pouvait pas dire la vérité à la télévision ,car il y avait trop de gens qui regardaient

dans une autre vidéo que j'ai visionnée un ancien journaliste disait que de son temps la plupart des sources d'information des journalistes était l AFP
l'Agence France-Presse en dehors des agences anglaises ou américaines
et trop souvent on avait droit à un copier-coller AFP ,sans grande investigation en complément

on peut se demander en 2020 ce que l'on apprend aux jeunes dans les écoles le journalisme


en dehors de "hold-up" un peu hard
pour ceux qui préféreraient une version plus soft ,

 il ya 1 vidéo sur YouTube de Michel Maffesoli

( voir ci-après )

on ne nous dit pas tout et l'opacité entretient le populisme

"Le fond du problème, c'est l'imaginaire de la défiance, c'est-à-dire qu'une grande partie de nos concitoyens ne croient plus en ce qui est perçu comme la parole publique", estime vendredi 13 novembre sur franceinfo Marie Peltier, historienne, spécialiste du complotisme, au sujet du succès du documentaire "Hold Up",

"Et ça marche, parce que les gens sont en demande d'un récit alternatif", explique Marie Peltier.

on ne nous dit pas tout et l'opacité entretient le populisme
il n'y a pas de révélation dans cette vidéo
mais un rappel intéressant sur le fait que dans l'histoire ( si encore on l'enseignait mieux )
il y a eu d'autres époques, avec des mouvements de société


il était bon de rappeler que du temps des anciens Romains le peuple s'était retiré sur l'Aventin 
laissant les élites dans la cité
 au Ve siècle av. J.-C., lorsque les plébéiens (les pauvres) furent trahis par les patriciens (les riches) et se retirèrent au l'Aventin, leur terre d'origine, refusant de continuer à aider les patriciens dans leurs combats
 Maffesoli rappelle ensuite qu'il faut du temps pour que le peuple revienne


il cite Pareto  (1848-1923) et son concept de " circulation des élites " ,en indiquant au passage que nos élites actuelles freinent des 4 fers
 « Les aristocraties ne durent pas. Quelles qu’en soient les causes, il est incontes­table qu’après un certain temps elles disparaissent. 
L’histoire est un cimetière d’aristocraties  {Trattato di sociologia generale } (1916 )

on ne se souvient de Pareto  que pour sa loi des 80 / 20  ,que certains mettent en avant pour éviter de réfléchir et calculer

Maffesoli est plus nuancé dans son analyse des mouvements sociaux.

On se souvient de Louis XVI demandant à ses conseillers
c'est une révolte ?
non sire c'est une révolution

Maffesoli contrairement à d'autres n'emploie pas le mot de " jacquerie" ,mais revient sur la génèse des " Gilets Jaunes " ( qui n'étaient pas qu'un signal faible )

il insiste en disant qu'il n'était pas médecin
mais si on a un peu de connaissance historique, le monde a connu d'autres épidémies sans parler de la grippe espagnole, mais plus proche de nous,avec autant de morts

Cette  citation :
"un peuple qui craint la mort ,ne mérite pas de vivre"
résume toute la problématique actuelle 
sans passer forcément par les complots

Si les élites sont contestées, ce n’est donc probablement pas parce qu’on leur dénie par principe ces qualités.

La question est plutôt celle de la « circulation des élites » selon le terme même de Pareto, c’est-à-dire du degré auquel la société est suffisamment mobile, ouverte, fluide, pour que les élites puissent se renouveler lorsque celles qui sont au pouvoir perdent, pour différentes raisons – le fait notamment de ne plus être en phase avec les exigences d’une société en changement –  les qualités utiles pour exercer efficacement le pouvoir.

Pour Pareto, et finalement il n’apparaît pas si conservateur, cette mobilité des élites est inévitable.

On connaît sa célèbre formule : « l’histoire est un cimetière d’aristocraties ». Au fond, la question est donc celle de la mobilité sociale, mais pour ce qui concerne les élites, de la mobilité sociale à la pointe extrême de la pyramide.

Et sur ce plan, la France n’est probablement pas un modèle de société ouverte et fluide.

L’opacité entretient le populisme

Mais il y a au moins deux autres problèmes importants qui entretiennent le ressentiment : celui du manque de renouvellement et de diversité des élites politiques et celui de l’opacité qui entoure les carrières politiques ou administratives, opacité supposée masquer des avantages indus

Il faut dire que le mode de scrutin majoritaire contribue à éliminer de l’Assemblée, malgré leur poids dans l’opinion, les partis qui ne passent pas d’alliance au second tour.

Un autre problème de taille concerne la haute fonction publique, les 600 hauts fonctionnaires nommés en Conseil des ministres, sur lesquels a enquêté le journaliste Vincent Jauvert (Les Intouchables d’Etat).

Ces hauts fonctionnaires bénéficient de rémunérations élevées, souvent très supérieures à celle du Président de la République, mais, aussi invraisemblable que ça puisse paraître, qui restent secrètes !

Cette opacité est choquante, car il s’agit d’argent public et les citoyens devraient pouvoir connaître à quoi il est employé et s’il l’est utilement.

Le populisme se nourrit de cette opacité car elle instille l’idée, comme l’écrit le journaliste (dans une interview du Lanceur, 24 janvier 2019), que « ces gens-là, que l’on appelle parfois la noblesse d’État, ne considèrent pas qu’ils doivent rendre des comptes aux citoyens ».

On a oublié que les enseignants avaient incarné les valeurs laïques et été les moteurs de l’ascenseur social de plusieurs générations d’enfants qui leur portaient un profond respect.

L’assassinat de Samuel Paty a créé une véritable onde de choc dans notre pays qui a crié sa colère, son indignation. Les gens veulent comprendre comment « on a pu en arriver là ». Face à une violence diffuse et dans un contexte économique et politique fragilisé par un virus que nous sommes incapables de maîtriser, quelles sont les perspectives ?

« Savoir pour prévoir, afin de pouvoir », écrivait Auguste Comte car selon lui seuls « ceux qui savent », les « sachants » ont les capacités pour gouverner. Aujourd’hui, même les plus grands experts ne peuvent anticiper.

Et pourtant les problèmes actuels sont plus anciens que l’histoire. L’Europe a déjà vécu des épidémies et des confinements.

Aveu d’impuissance. Nous sommes confrontés à un affaissement des forces traditionnelles – politique, économique, scientifique, religieuse – sur lesquelles notre société s’est construite. Souvenons-nous de Lionel Jospin en 2000 qui nous dit que l’Etat ne peut pas tout. Cet aveu d’impuissance du politique face à l’économie est un véritable tsunami. Ce dessaisissement des forces rend les citoyens sceptiques sur les décisions prises. 

La tentation autoritaire n’est pas loin. Elle est une réponse, comme l’extrémisme religieux, pour des jeunes qui ont besoin d’une trajectoire.

C’est la raison pour laquelle nous devons continuer à enseigner sans nous censurer.

L’histoire est un moyen d’éclairer, d’enrichir, de développer l’esprit critique. Elle nous donne des grilles de lecture sur les événements que nous vivons, une meilleure compréhension du monde.

Face aux velléités d’expansion et aux menaces extrémistes il est vital de protéger nos structures démocratiques en ajustant notre modèle républicain et en l’adaptant à une société et à un monde qui évoluent.

On voit bien que les discours de nos dirigeants ne fonctionnent plus.

Les gilets jaunes sont une illustration de ce fossé qui se creuse entre « la France d’en bas » et la « France d’en haut ».

Le pouvoir centralisé a trouvé ses limites et les citoyens ont à la fois besoin d’être écoutés mais aussi de « compter » dans les décisions prises.

Les élus locaux ont un véritable rôle à jouer pour faire évoluer le fonctionnement de notre démocratie vers une autre forme de représentation. 

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