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Knock on Wood

le Système de Santé en Allemagne plus efficace qu'en France ?

18 Avril 2020 , Rédigé par Ipsus Publié dans #Sciences & Techniques, #Dans L'AIR DU TEMPS, #EUROPE de l'Atlantique à l'Oural

En fait ce n'est pas la qualité des médecins des 2 côtés de la frontière qui est en cause,mais les lourdeurs administratives en France très centralisée face aux Lander allemands ,plus autonomes que les Régions françaises 

Les comparaisons chiffrées sont encore plus étonnantes quand on voit à budgets similaires Santé,le nombre d'administratifs dans les hôpitaux français,alors que l'Allemagne privilégie le nombre de personnel soignant 

En France on connait çà aussi à l'Education Nationale vu le nombre réel de professeurs réellement en face d'élèves,face aux lourdeurs dans les coulisses 

Par ailleurs, l'Allemagne a su préserver ses industries,notamment pour fabriquer sur place des TESTS 

Enfin le climat social n'est pas focalisé par la " lutte des classes " comme en France où les Syndicats sont dogmatiques pour résister aux adaptations,alors qu'en Allemagne les Syndicats sont durs ,mais constructifs 

les Dépenses de Santé ,en France,méritent une reflexion en profondeur que les failles du systéme ont révélé avec le Coronavirus 

Les allemands ne sont pas meilleurs que nous,globalement,mais leurs décideurs ont su faire des choix plus en amont .

N'étant pas médecin,j'essaye de m'informer auprès de sources fiables ,non soumises aux Lobbys et il est interessant de noter que nos amis anglais, dés 2014 ,ont tiré la sonnette d'alarme sur l'usage intensif des ANTIBIOTIQUES , dont la France " raffole " et que les Virus semblent apprécier pour mieux nous attaquer " par la bande " ?

Cette résistance des bactéries est responsable de 700.000 morts par an dans le monde selon un groupe d'experts internationaux formé en 2014 au Royaume-Uni.

La France apparaît comme un système hospitalo-centré.

Les dépenses hospitalières s’établissent à 84,4 milliards, soit 15 milliards d’euros de plus qu'en Allemagne à population comparable. Les dépenses en médecine de ville et en prévention sont moins développées qu’en Allemagne. Les dépenses d’administration y sont au contraire plus élevées. 

L’Allemagne dépense avec la France la part du PIB la plus élevée pour sa santé (Eurostat) : 11,2% pour l’Allemagne et 11,3% pour la France.

C’est nettement plus que la moyenne européenne (9,8%).

Rapporté en euros par habitant, la dépense de santé en France est de 3.883 euros en 2017 et de 4.459 euros en Allemagne.

Elle est de 3.626 euros en France en parité de pouvoir d’achat et de 4.200 euros en Allemagne. 

Quels sont les grands postes de dépenses en santé dans les deux pays ?

Attention, cet ensemble est un peu plus large que le concept utilisé en France de consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) qui est plus proche des 203 milliards d’euros pour la France. C’est notamment l’ensemble que l’on retrouve dans les comptes nationaux de la santé. La classification d’Eurostat (« dépenses courantes de santé ») est plus large, outre la CSBM elle inclut les dépenses de prévention, les dépenses de gestion administrative du système, et les dépenses sociales qui s’apparentent au système de santé. Pour la France cela correspond à une dépense de 260 milliards d’euros.
le Système de Santé en Allemagne plus efficace qu'en France ?
le Système de Santé en Allemagne plus efficace qu'en France ?
le Système de Santé en Allemagne plus efficace qu'en France ?

la suite des Tableaux concerne 

la médecine de ville                            
                 - les médicaments 

                                                                                          https://t.co/V71tkdjDHK?amp=1

       Les autres dépenses du système de santé

Dernier point important : les dépenses de prévention.

Elles représentent 3% du total des dépenses en Allemagne contre 2% en France (3,1 % de moyenne de l'UE). 

Exprimés en euros (à parité de pouvoir d’achat) par habitant les dépenses de prévention représentent 132 euros en Allemagne et seulement 72 euros en France.

Autre sujet d’importance : les dépenses administratives.

Elles représentent 17 milliards en Allemagne et 14,7 milliards en France, soit respectivement 4,6% et 5,6 % des dépenses totales de santé (environ 1/2 pt de PIB dans les deux pays).

La différence est d’importance : en Allemagne, les assureurs qui peuvent être des caisses d’assurance maladie sont en concurrence pour la couverture au premier euro de leurs affiliés.

COMPARAISON DES DEPENSES DE SANTE FRANCE / ALLEMAGNE

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Une comparaison des systèmes allemand et français est instructive dans la mesure où ce sont deux systèmes bismarckiens.

C’est-à-dire que ce sont des systèmes assurantiels, financés par des cotisations.

L’autre système est dit beveridgien, financé directement par l’impôt, comme au Royaume-Uni.

L’Allemagne dispose ainsi de huit lits d’hôpital pour mille habitants, contre six pour la France (chiffres OCDE 2017).

L’Allemagne dispose de 6,02 lits de soins aigus pour mille habitants, contre 3,09 pour mille habitants pour la France (chiffres OCDE 2017)

Le système de santé allemand est-il le meilleur du monde ?

Lors d'une récente allocution télévisée, Angela Merkel a déclaré, non sans fierté, que le système de santé allemand est désormais le meilleur du monde. Cette affirmation a beaucoup agacé les défenseurs des grandes machines publiques en France, mais elle est pourtant assez fondée. 

Alors que la France, pour une population de moins de 70 millions d'habitants, déplore 8.000 décès à ce stade, que la Grande-Bretagne en affiche plus de 5.000 sans avoir atteint le pic de contamination, l'Allemagne n'en dénombre que 1.600, pour une population de plus de 80 millions d'habitants

Cette faible mortalité s'explique peut-être par une différence de souche virale. Mais la capacité de l'Allemagne à mettre en oeuvre une véritable politique de dépistage de la maladie (à grande échelle) et à offrir 15.000 lits de réanimation joue un rôle important dans la sérénité relative des autorités face à l'épidémie. Au fond, l'Allemagne est en mesure de délivrer un vrai système de santé à ses habitants. Ce que les systèmes publics français et britanniques ne sont plus capables de faire. 

Un système hospitalier largement privatisé

Si l'Allemagne est en capacité d'offrir ce service, c'est très largement parce que, depuis une trentaine d'années, elle a accepté de prendre des décisions difficiles et impopulaires. La première d'entre elles a consisté à privatiser ses hôpitaux peu rentables. L'an dernier, ce choix suscitait encore la désapprobation des médias mainstream français

Le système hospitalier allemand connaît un vaste phénomène de privatisation amorcé dans les années 1990, après la réunification. Entre 2000 et 2016, l'Allemagne a perdu 30% de ses hôpitaux publics. Sur cette même période, le nombre de cliniques privées a augmenté de 45%. Une hausse spectaculaire, alimentée par l’appétit de grands trusts hospitaliers comme Rhön, Asklepios, Helios ou Sana.

Cette stratégie urticante pour la gauche française et pour tous les obsessionnels de la nationalisation porte ses fruits aujourd'hui. Elle fut pourtant combattue de façon étrange par certains de ceux qui défendent le service public, en accusant la tarification à l'activité d'avoir mis le système public en faillite...

C'est précisément cette tarification à l'activité qui fait les beaux jours de la bureaucratie sanitaire que nous pointons régulièrement du doigt sur ce blog. 

Une sécurité sociale concurrentielle

Parallèlement, dès les années 90, c'est-à-dire dès la signature du Traité de Maastricht, l'Allemagne, berceau du modèle "bismarckien" de sécurité sociale, dont la France s'est en partie inspirée, a fait le choix de mettre ses caisses primaires d'assurance maladie en concurrence, en supprimant l'adhésion obligatoire des assurés.

Le système allemand n'est pas privatisé comme en République Tchèque, où des groupes financiers se sont créés pour concurrencer l'ancien groupe public. Dans la pratique, l'Allemagne s'est contentée de laisser à chaque assuré social le libre choix de sa caisse primaire d'assurance maladie, proscrivant l'affiliation obligatoire jusque-là en vigueur. Sur tous ces points, le descriptif du CLEISS est de bonne facture, même s'il est très orienté vers la défense de la sécurité sociale à la française. 

Toujours est-il que là où la France mise sur le monopole de la sécurité sociale, l'Allemagne a fait, il y a vingt-cinq ans, le choix inverse, et les Allemands s'en portent très bien !

Des dépenses de santé plus efficaces qu'en France

Cette vague de libéralisation, pour reprendre les termes de nos amis socialisants n'a en rien conduit à une ruine de la dépense de santé. L'Allemagne dépense à peu près autant que la France, en termes de part de PIB, pour sa santé (aux alentours de 11%). Cet investissement se traduit, compte tenu de l'importance du PIB allemand, par une dépense annuelle par habitant supérieure de 600 € : 4.500€ par an et par habitant environ en Allemagne, contre 3.900€ par an en France.

Ces choix stratégiques ont conduit à dégager, en Allemagne, plus de moyens pour les lits de soins aigus.

le Système de Santé en Allemagne plus efficace qu'en France ?

Jens Spahn s’est félicité, vendredi matin, de l’« efficacité » de la stratégie adoptée par le gouvernement et de la « solidité » du système de santé allemand. 

« Les hôpitaux n’ont été saturés à aucun moment », a-t-il précisé.

Bien plus : une grande partie du dispositif hospitalier d’urgence supplémentaire prévu pour faire face à la pandémie n’a pas été utilisée ; 10 000 lits de soins intensifs sont encore inoccupés, sur les 40 000 disponibles actuellement.

Outre-Rhin, les hôpitaux n’ont pas connu de scène de surcharge dramatique des urgences : ce sont les médecins de ville et de campagne qui ont pris en charge le gros de l’épidémie. 

« Six patients sur sept atteints du Covid-19 ont été traités et accompagnés en ambulatoire, a précisé Jens Spahn. Les hôpitaux ont pu se concentrer sur les cas les plus difficiles. »

42,3 milliards de doses quotidiennes d'antibiotiques ont été consommées dans le monde en 2015. Le chiffre alerte les chercheurs sur les conséquences sur la santé publique.

Cela représente une hausse de 65 % en 15 ans, rapporte une étude publiée dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Il peut sembler étrange de se concentrer sur les antibiotiques lors d’une pandémie virale. Cependant, les surinfections bactériennes sont souvent ce qui rend les pandémies comme COVID-19 particulièrement mortelles. Au cours de la pandémie mondiale de grippe de 1918–1920, une grande proportion de patients sont décédés non pas du virus lui-même, mais d’une pneumonie bactérienne secondaire qui s’est propagée facilement dans les salles d’hôpital bondées parmi les personnes souvent sous-alimentées et immunodéprimées.

Cent ans plus tard, quelque chose de similaire se produit. Dans les unités de soins intensifs, les patients courent un grand risque de succomber à une infection par des opportunistes bactériens. Une étude de 191 patients dans deux hôpitaux de Wuhan a montré que 50 pour cent de ceux qui sont décédés étaient positifs pour les infections secondaires, contre seulement un des 137 survivants. Dans cette situation, les antibiotiques constituent une deuxième ligne de défense cruciale. De nombreuses études indiquent que presque tous les patients atteints de COVID-19 sévères recevront des antibiotiques. Cependant, la crise mondiale de la résistance aux antibiotiques, que l’Organisation mondiale de la santé a déclaré une menace mondiale pour la santé publique en 2014, signifie que cette défense cruciale est une ressource en diminution.

La pandémie actuelle de COVID-19 menace d’affaiblir davantage l’infrastructure antibiotique déjà en ruine. Au cours de la pandémie de grippe H1N1 de 2009, les microbiologistes de l’environnement ont averti que l’augmentation de l’utilisation d’antibiotiques entraînerait des infections bactériennes plus résistantes. La même chose se produit maintenant avec COVID-19 mais à une échelle sans doute beaucoup plus vaste. 

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