Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Knock on Wood

l'EUROPE et ses contradictions : Eurobonds ou Coronabonds ? BCE

12 Juin 2020 , Rédigé par Ipsus Publié dans #EUROPE de l'Atlantique à l'Oural

Jusqu'ici on était habitués aux désaccords entre pays européens 

En 2020 ce sont les allemands avec leurs " états d'âme" qui ont fini par faire entrer en scène  La Cour de Karlsruhe

Autant les extériorisations de Donald Trump contre la politique monétaire de la FED ,se sont banalisées,autant la remise en question de l'indépendance de la BCE par les allemands montre bien que l'Europe ne va pas bien 

l'EUROPE et ses contradictions : Eurobonds ou Coronabonds ? BCE
l'EUROPE et ses contradictions : Eurobonds ou Coronabonds ? BCE

Choc sur les coronabonds, Von der Leyen: "Just a slogan". 

Conte: "Elle ne décide pas" (dimanche 29 mars 2020) 

C'est un affrontement sur les coronabonds . 

Le premier ministre Conte répond à von der Leyen : «Vous ne décidez pasLa proposition sera élaborée par l'Eurogroupe ". 

ROME - Clash sur coronabonds . Lors du dernier Conseil européen, l'Allemagne a réitéré son non à cette proposition avec von der Leyen qui a défendu la position du pays allemand: «Il y a des limites légales très claires - a réitéré le président de la Commission européenne - il n'y a pas de plan. Nous n'y travaillons pas. 

Ce ne sont que des slogans.

La réponse comte et le téléphone appelle les déclarations de von der Leyen n'a pas comme le premier ministre le comte que la conférence de presse , il a défendu l'idée de coronabond :

« Non , ce n'est pas à elle de décider . Les propositions seront élaborées par l'Eurogroupe ».

l'EUROPE et ses contradictions : Eurobonds ou Coronabonds ? BCE
l'EUROPE et ses contradictions : Eurobonds ou Coronabonds ? BCE

LE FIGARO. - Comment réagissez-vous à l’échec des Vingt-Sept à décider des mesures économiques communes ?

Enrico LETTA. - On voit hélas une nouvelle fois se manifester le clivage historique entre « cigales » et « fourmis ». Ces dernières, autoproclamées vertueuses, accusent les autres de vouloir trop dépenser. C’est irresponsable de la part de pays fondateurs comme les Pays-Bas, qui cherchent à remplacer le Royaume-Uni dans un rôle de « Doctor No », ou de l’Autriche. Le virus n’a rien à voir avec le déficit ou la dette et nous touche tous.

Quelles sont les réactions en Italie ?

Cela fait franchir à l’Italie une nouvelle marche dans l’euroscepticisme et nourrit la rhétorique de certains politiciens, comme Matteo Salvini, qui n’attendent que ça. C’est plus facile de parler de ça ou de l’affaire des masques allemands bloqués que d’expliquer les mesures positives prises par la Banque centrale européenne (BCE) pour pouvoir racheter davantage de dette italienne. Ce Covid-19 est utilisé dans la propagande, au sein de l’Europe comme en dehors, de ceux qui cherchent à la détruire.

Quelles mesures fortes l’Europe devrait-elle prendre ?

D’abord, cette crise montre le besoin d’un leadership européen fort. Chaque dirigeant de pays a comme premier souci ses propres citoyens, c’est normal. Les responsables de la Commission, Ursula von der Leyen, Thierry Breton, Margrethe Vestager ou Paolo Gentiloni, ont fait un sans-faute. Mais ils ont besoin de davantage de légitimité politique. L’Europe a un rôle à jouer, par exemple pour optimiser la répartition des malades en fonction des capacités ­hospitalières respectives. En second lieu, la relance économique doit passer, non seulement par le rôle stabilisateur de la BCE, mais aussi par un second moteur, qui devrait articuler le mécanisme européen de stabilité (MES), la Banque européenne d’investissement (BEI) et d’éventuels eurobonds. C’est un avion biréacteur. Il faut une intervention qui aille directement sous forme de prêts à l’économie réelle, aux PME. Les frugaux estiment que la BCE suffit à accompagner ce que chacun veut bien faire au niveau national. Mais ça ne suffit pas. Et ce ne serait pas très coûteux, bien moins que ce que l’Allemagne est en train d’injecter dans sa propre économie. De plus, je refuse d’accepter cette rhétorique selon laquelle ce seraient les Allemands qui vont payer, comme on l’entend souvent. C’est nous tous, car nous participons tous au MES, où il y a des capitaux français, italiens, espagnols au même niveau que ceux de l’Allemagne.

Est-ce un moment de vérité pour l’avenir de l’Europe ?

Après deux grandes crises, la crise financière et celle des migrants - qu’on a choisi de sous-traiter à la Turquie -, nous sommes face à un risque majeur, dans une Europe affaiblie par le Brexit. Il faut un discours de vérité. Emmanuel Macron le porte, quand il réunit neuf pays, pas seulement méditerranéens mais aussi l’Irlande, le Luxembourg ou la Slovénie, derrière le projet d’eurobonds. Nous courons un grand risque, celui d’un divorce entre l’Europe et ses citoyens. Une union, cela veut dire la solidarité, sinon à quoi ça sert ? Ce qui s’est passé jeudi soir est grave. Or la responsabilité n’est pas généralisée. Ce n’est pas celle de toute l’Europe, comme on le dit par raccourci. Les Pays-Bas ou l’Autriche ont voulu tenir une position qui, j’en suis sûr, va changer dans vingt jours, quand ils seront rattrapés par la situation que vivent les autres pays aujourd’hui. Mais pourquoi attendre ? Après 2008, nous avons perdu trois ans à attendre le « Whatever it takes » (sauver l’euro « quoi qu’il en coûte ») de Mario Draghi, après que la position allemande, défendue par Wolfgang Schäuble, avait évolué. Tirons les leçons du passé. Le Conseil européen s’est donné quinze jours de plus pour avancer. Ne perdons pas des mois et des années, n’attendons pas d’atteindre un niveau de morts insoutenable, avant de faire ce qui s’impose.

L’Allemagne fait-elle obstacle comme les Pays-Bas et l’Autriche ?

Je ne pense pas que l’Allemagne soit sur la même ligne. La crise remet Angela Merkel au centre de la scène intérieure et au niveau européen, alors qu’elle était au seuil de la porte. J’espère qu’elle va jouer un rôle de médiation. Les forces politiques allemandes peuvent aussi faire pression pour ne pas laisser se produire ce délitement européen.

 

Nous prenons note des éclaircissements fournis par le président de la Commission européenne @vonderleyen concernant les mauvais mots à propos de #coronabond.

Maintenant, la Commission travaille réellement sur toutes les options possibles, aucune exclue.

Il n'y a pas de temps à perdre.

La présidente ( allemande) de la Commission européenne

a tort de rejeter #coronabond comme un simple "slogan".

Des positions comme celle-ci n'aident pas à trouver une solution commune aux outils pour faire face à la crise.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :