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Knock on Wood

SEAOWL , le Navire Autonome et MUNIN

5 Janvier 2020 , Rédigé par Ipsus Publié dans #Sciences & Techniques, #Maritime Shipping

La société SeaOwl prépare pour le printemps prochain « une démonstration de faisabilité » ( « proof of concept ») d'un navire de service autonome avec un bâtiment de 80 mètres de sa flotte.

Si son projet est validé, elle lancera la construction d'un prototype de 20 mètres pour intervenir sur les champs offshore.

Ce pourrait être « une première mondiale », a en croire le PDG de SeaOwl, Xavier Genin.

Selon cet ancien officier de la marine marchande, aucun navire de service autonome civil n'a, à ce jour, passé les tests réglementaires, les militaires étant hors champ de la réglementation maritime mondiale.

Le patron de cette société de services maritimes et offshore née en 2008 de sa scission avec Vships, leader mondial de la gestion de flotte de bateaux, espère bien l'obtenir pour le programme développé par la « chouette de mer » (traduction de SeaOwl), nom donné à l'entreprise en référence à une caméra infrarouge panoramique.

Le capital de la société est détenu par un fonds de private equity minoritaire, un fonds mezzanine et ses dirigeants.

Au printemps prochain, SeaOwl, qui dispose de 1.200 personnes, 3 gros bureaux en France (Paris, Brest, Toulon), 6 filiales en Afrique, 1 au Moyen-orient (à Dubaï) et 3 en Asie, pour un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros, va mener une « démonstration de faisabilité » ( « proof of concept » ou POC) de son projet.

Concrètement, un navire de ravitaillement offshore armé par SeaOwl et basé à Toulon, le VN Rebel, naviguera en Méditerranée au large des côtes provençales sans aucun marin à bord « unman service vessel », et piloté en temps réel depuis la terre par un commandant de la marine marchande posté dans une station de contrôle en région parisienne.

L'opération sera conduite en partenariat avec Marlink, leader mondial des réseaux satellitaires maritimes, dans un premier temps avec des satellites géostationnaires dans les hautes couches et, à terme, des satellites défilant dans les basses couches, afin d'assurer une meilleure qualité des liens de communication et une plus grande attention à la cybersécurité.

« Nous allons démontrer que l'on peut téléopérer un navire autonome par lien satellitaire », explique Xavier Genin.

Le programme, qui est conduit sous l'égide de la direction des affaires maritimes, a nécessité 3 ans de développement et 4 millions d'euros d'investissement en R & D, dont la moitié financée par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, l'Ademe. Bureau Veritas assure la certification et les analyses des données. 

Impératifs de sécurité

« Nous croyons à la numérisation de navire autonome pour utilisation civile sur des critères précis, à savoir l'amélioration de la qualité de services, l'optimisation des coûts opérationnels et bien sûr la sécurité et le confort des opérateurs », souligne le patron de SeaOwl.

Les bateaux seront toujours pilotés à terre par un commandant de la marine marchande. Le navire autonome impliquera aussi un changement de modèle économique des services maritimes.

 « Au lieu de passer des contrats d'affrètements, ils contracteront des abonnements, comme dans les télécoms », explique Xavier Genin.

Si la démonstration de faisabilité est concluante, SeaOwl fera construire un navire autonome de 20 mètres dans un chantier naval qui n'a pas encore été choisi.

Ses futurs clients pourraient être les groupes pétroliers exploitant des installations pétrolières offshore, et les énergéticiens opérant des champs d'éoliennes en mer.

La société, qui a intégré en 2019 Sofresud, spécialiste de la surveillance des plans d'eau,

table sur un chiffre d'affaires de 120 M d'euros cette année.

dans la video,ci-dessous : Patrice PLA , Sales Manager SOFRESUD , au Salon EURONAVAL en 2018 

SeaOwl a été créée en 2008 sous le nom de V.Navy par des dirigeants de V.Ships France et V.Ships, le leader mondial de la gestion de navires et des services d'expédition. 

Renommé en 2013 pour mieux refléter son large éventail d'activités, SeaOwl est un groupe indépendant de sociétés privées détenues par des investisseurs professionnels, des actionnaires de direction et des investisseurs en capital-investissement.

Mis à la vente par l’armement français SeaOwl, le « VN Sapeur » a quitté Brest, mardi 7 janvier 2020, pour rejoindre Concarneau, où des acheteurs potentiels viendront le visiter.( photo,ci-dessous )

SEAOWL , le Navire Autonome et MUNIN
SEAOWL , le Navire Autonome et MUNIN

Le Sapeur, l’un des deux nouveaux bâtiments de soutien et d’assistance affrétés (BSAA) par la Marine nationale à la compagnie française SeaOwl, a rejoint hier la base navale de Brest.

En provenance de Concarneau, où il était arrivé le 4 novembre pour un arrêt technique confié à Piriou Naval Services.

Ancien remorqueur ravitailleur releveur d’ancres (AHTS) construit en 2003 par le chantier norvégien Havyard et racheté au groupe suédois Viking Offshore, l’ex-Viking Odin a perdu sa livrée jaune et noire pour arborer celle de l’Action de l’Etat en Mer.

En dehors de son carénage, il a bénéficié à Concarneau d’une visite technique complète et de certaines adaptations pour ses nouvelles missions en tant que BSAA.

Ont ainsi été mis en place un système de réchauffage des cuves pour permettre la récupération d’hydrocarbures dans le cadre d’opérations de lutte contre la pollution maritime, ou encore l’ajout de nouvelles capacités, dont une grue TTS. 

© Mer et Marine https://www.meretmarine.com/fr/content/le-bsaa-sapeur-prend-sa-garde-brest

L’armement Sea Owl, littéralement «hibou de mer», a remporté le contrat de deux bâtiments de soutien et d’assistance affrétés (BSAA) par la Marine nationale.

À partir du 1er janvier 2020, ils remplaceront les BSAA de Bourbon basés aux ports de Brest (Finistère) et de Toulon (Var).

 

 https://t.co/1OuY2g6Rvr?amp=1

Le projet de recherche MUNIN, subventionné par l'union européenne et en collaboration avec 8 partenaires, vise à développer et tester le concept de navire autonome.

Les recherches de ce projet concernent la maintenance technique, le support de navigation, les opérations télécommandées et les coordinations avec la côte.

( Pdf : 12 pageshttps://t.co/fvvv1xd86F?amp=1

SEAOWL , le Navire Autonome et MUNIN

Pour Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, « la signature de cette convention est une nouvelle étape concrète du développement économique lié à l’utilisation des solutions spatiales. La volonté du CNES est de faciliter le transfert de technologies comme source d’innovation et de rupture. Le spatial devient une ressource évidente pour chacun, quel que soit le secteur d’usage, il est un formidable levier de développement sociétal ».

François LAMBERT, Délégué Général du GICAN, déclare : « Quelques mois après la signature du contrat stratégique de filière des industriels de la mer, qui consacre le smart ship comme l’un des grands axes de R&D et d’innovation pour le secteur, la convention signée avec le CNES est une nouvelle étape afin de donner aux entreprises maritimes la possibilité de s’approprier cet enjeu. Elle doit permettre de développer des collaborations concrètes et structurantes pour le développement d’une filière française de l’autonomisation des navires ».

Pour Frédéric Moncany de Saint-Aignan, Président du Cluster Maritime Français, « allier l’espace et l’océan est une opportunité pour réussir la transition écologique et énergétique du secteur maritime que nous avons engagé avec ses acteurs dans une perspective de croissance bleue durable. Cet enjeu majeur sera au cœur des échanges des Assises de l’Économie de la Mer organisées par le journal le marin en partenariat avec le Cluster Maritime Français à Montpellier les 3 et 4 décembre prochains. »

Le buzz autour de l'intelligence artificielle continue de proliférer, les compagnies maritimes commençant à explorer le potentiel de l'IA dans la maintenance prédictive, la planification intelligente et l'analyse en temps réel. 

Voici un tour d'horizon de cinq domaines spécifiques qui devraient bénéficier de l'intelligence artificielle en 2020.

( voir lien,ci-dessus )

La Chine a franchi une étape importante dans la navigation autonome avec le premier navire cargo sans pilote du pays effectuant un voyage d'essai. Cela a été suivi en décembre 2019 par la première commande d'un porte-conteneurs autonome et de nouveaux plans pour une flotte de cargos sans pilote.

Le groupe technologique basé à Zhuhai, Yunzhou Tech, a achevé le 15 décembre un essai du cargo autonome Jin Dou Yun 0 Hao . Ce navire de 12,9 m transportait une cargaison de l'île de Dong Ao, province de Guandong vers un quai du pont Hong Kong-Zhuhai-Macao.

Il était exploité par la technologie de navigation automatique et la télécommande et alimenté par une centrale électrique.

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