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Knock on Wood

RETRAITES à POINTS et Capitalisation : perte de mémoire des Syndicats ?

21 Janvier 2020 , Rédigé par Ipsus Publié dans #JURIDIQUE , Fiscal & Partenariats, #Réformes - Relance et Elections

Pour certains la CAPITALISATION est un gros mot ? 

c'est uniquement la différence entre les Intérêts simples et les Intérêts Composés en fin d'année 

Beaucoup l'utilisent en plaçant leurs economies dans des contrats de Placement en " Assurance Vie " :

mais ce sont les fonds de gestion qui peuvent être capitalistes si on choisit les compartiments Actions plutôt que les Emprunts d'Etats 

Mais qu'en est-il des Retraites ? 

Depuis 1945 on a un Regime général par REPARTITION 

c'est donc au niveau des Regimes Complémentaires que les options existent 

Ainsi les Fonctionnaires ont-ils la PREFON et la CARAC 

et que beaucoup connaissent déjà la RETRAITE à POINTS Agirc Arrco 

Alors pourquoi cette mauvaise foi dans la rue ?

Il est normal de tenir compte de la PENIBILITE et non pas de compensations en fonction d'un STATUT du siècle dernier 

il a été beaucoup cité l'exemble de 2 Conducteurs de BUS : celui de la Ratp et celui du Havre 

Effectivement la pénibilité est la même,mais traitée differemment 

Que la Solidarité Nationale soit maintenue est normal 

Mais il faut partir des FAITS : les TGV ne marchent pas à la Vapeur 

 

RETRAITES à POINTS et Capitalisation : perte de mémoire des Syndicats ?

Les retraites complémentaires Agirc-Arrco des salariés du privé reposent déjà sur un régime à points.

Depuis un an, elles sont soumises à un système de bonus/malus lié à un âge pivot, qui évoque celui préconisé par le gouvernement.

Un système qu’avaient accepté de mettre en place la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, qui aujourd'hui rejettent la proposition gouvernementale.

                                                                                                                       https://t.co/cPkx7f37n3?amp=1

mercredi 11 décembre, le premier ministre a plusieurs fois vanter la "responsabilité" des partenaires sociaux qui "ont démontré, à l’Agirc-Arrco, qu’ils savent gérer les retraites quand ils sont en responsabilité et quand on leur en donne les leviers". Une allusion aux décisions prises il y a quelques années par les organisations patronales et syndicales pour réduire le déficit de ces deux caisses de retraite complémentaire.

En 2015, les trois organisations patronales et trois syndicats représentatifs (CFDT, CFE-CGC, CFTC) ont signé un accord prévoyant diverses mesures pour retrouver un équilibre financier.

Les deux caisses ont fusionné début 2019, leurs règles ont été rapprochées. Et le système par points, sur lequel reposent ces régimes, a été utilisé pour réduire les dépenses (exigences accrues pour se créer de nouveaux points, sous-indexation du point par rapport à l’inflation quand il s’agit de liquider sa pension). 

Pourquoi les partenaires sociaux, qui ont accepté ce principe d’un bonus/malus pour les retraites complémentaire, le refusent-ils aujourd’hui sur les retraites de base ? 

Rappel de la  réforme
Touraine de 2014
qui n'a mis personne dans la rue 
RETRAITES à POINTS et Capitalisation : perte de mémoire des Syndicats ?

30.12.2019 : pour une fois la TV de service public FR2

a fait le job 

l'oeil du 20 h est allé chez PREFON 

si,si c'est bien l'organisme de CAPITALISATION 
monté par 4 syndicats pour retraite complementaire des fonctionaires par CAPITALISATION 

https://www.prefon-retraite.fr/ 



 

ah bon ?

mais Martinez ne nous a pas tout dit ? 

bizarre bizarre ...mon cher cousin 

RETRAITES à POINTS et Capitalisation : perte de mémoire des Syndicats ?
RETRAITES à POINTS et Capitalisation : perte de mémoire des Syndicats ?
RETRAITES à POINTS et Capitalisation : perte de mémoire des Syndicats ?


Comment l’Agirc-Arrco a créé, sans vagues, l’âge pivot
Pour revenir à l’équilibre, ce régime de retraite complémentaire à points a créé en 2015 un système de bonus-malus qui incite à repousser à 63 ans son départ à la retraite.
Daniel Rosenweg

Les deux régimes de retraite complémentaire du secteur privé Agirc-Arrco (fusionnés en 2019) sont gérés par les partenaires sociaux qui ont signé le 30 octobre 2015 un accord national. Trois syndicats de salariés, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, ainsi que, pour le patronat, le Medef, la CGPME et l’UPA se sont entendus sur une série de mesures et un objectif : économiser 6,6 milliards d’euros (Mds€) d’ici à 2022. Des mesures alors rejetées par FO et la CGT, qui ont déjà permis de renverser la vapeur au point qu’un  retour à l’équilibre des comptes est prévu en 2020.

Naissance d’un âge pivot à 63 ans
L’accord de 2015 a mis tout le monde à contribution : salariés cotisants, entreprises et retraités. C’est ainsi que la date de revalorisation des pensions de retraite est passée du mois d’avril à celui de novembre et que les pensions n’ont plus été indexées sur l’inflation (jusqu’en 2019). Les cotisations ont augmenté et, à l’initiative du Medef, un système de bonus-malus s’est imposé afin d’inciter les salariés à repousser leur départ à la retraite. A l’époque, aucun syndicat n’y était favorable. « Le Medef voulait une mesure d’âge ; c’était sa condition pour signer cet accord qui prévoyait aussi une hausse des cotisations patronales, se souvient Frédéric Sève, le négociateur retraite de la CFDT. Or, poursuit-il, en l’absence d’accord, le système passait sous la coupe de l’Etat. On ne le voulait pas. » Les syndicats, qui ont signé pour « prendre (leurs) responsabilités », disent-ils, ont donc accepté d’instaurer un âge pivot de départ en retraite à 63 ans. Sans jeter les salariés du privé dans la rue…

En place depuis un an
Cette nouvelle règle est entrée en application en janvier 2019. Elle pénalise les départs avant 63 ans et récompense ceux plus tardifs. Mais contrairement au gouvernement qui prévoit dans sa réforme des retraites une décote « à vie » de 5  % des pensions pour chaque année de départ avant 64 ans, l’Agirc-Arrco a limité son malus à trois ans.

Ainsi, le salarié né en 1957 et au-delà, qui a tous ses trimestres et veut disposer d’une complémentaire à taux plein, doit partir à 63 ans. S’il opte pour 62 ans, sa pension complémentaire sera réduite de 10  % pendant trois ans. A l’inverse, s’il reste jusqu’à 64 ans, il percevra 10 % de bonus, mais pendant un an seulement. Et chaque année supplémentaire de travail lui rapportera 10 % de bonus, pendant un an (voir infographie). Un système « à la carte  », selon l’Agirc-Arrco.

Déjà un impact financier
« Il est un peu tôt pour tirer de vraies conclusions mais nos mesures portent déjà leurs fruits, analyse Jean-Louis Deroussen, ex-administrateur CFTC de l’Agirc-Arrco. Les premiers résultats du dispositif bonus-malus temporaire sont bons. » Selon les comptes 2018 publiés en juin dernier, le déficit de l’Agirc-Arrco est passé de 2,9 Mds€ en 2017 à 2 Mds€ en 2018. Ce chiffre, en avance sur les prévisions, va permettre un retour à l’équilibre dès 2020.

« Ce n’est pas le système de bonus-malus qui remet les comptes à l’équilibre, c’est la réforme Touraine de 2014 qui va allonger à 43 ans la durée de cotisation minimale, tient à préciser Frédéric Sève. Le bonus-malus rapporte peu : 300 à 400 millions d’euros ». A comparer aux 81,7 Mds€ de pensions versés par le régime en 2018.

Proposé à Delevoye, le dispositif pourrait séduire la CFDT
« Nous avons suggéré à Jean-Paul Delevoye de s’inspirer de notre dispositif dans la future réforme des retraites, raconte Jean-Louis Deroussen. Il en a pris note et n’a pas fait de commentaires. Mais finalement, ça n’est pas la solution retenue. » De fait et pour l’heure, le projet de réforme prévoit un malus à vie de 5 % pour un départ à 63 ans et de 10 % pour un départ à 62 ans. Si le gouvernement s’inspirait de l’Agirc-Arrco et revenait à la  table des négociations avec un malus temporaire sur trois ans, Frédéric Sève, très hostile à l’âge pivot à 64 ans, estime que « ce serait un cadeau énorme aux retraités ! Je prends ! » Mais il ajoute aussitôt : « Je n’y crois pas une seconde, cela coûterait des milliards ! Car il faudrait compenser la différence entre 5 % de baisse des pensions à vie (en moyenne 20 ans) et 5  % sur trois ans. Ou alors, conclut-il, on nous aurait fait tout ce cirque pour finalement dépenser des dizaines de milliards juste pour faire passer la réforme. »


 

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