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Knock on Wood

l’autonomie des personnes âgées et l’accompagnement

1 Octobre 2019 , Rédigé par Ipsus Publié dans #JURIDIQUE , Fiscal & Partenariats

Mise en place en mai 2005, la CNSA est, depuis le 1er janvier 2006, chargée de financer les aides en faveur des personnes âgées en perte d’autonomie et des personnes handicapées, de garantir l’égalité de traitement sur tout le territoire et pour l’ensemble des handicaps et des situations de perte d’autonomie, d’assurer une mission d’information et d’animation de réseau, d’information des personnes âgées, des personnes handicapées et de leurs familles, d’assurer un rôle d’expertise et de recherche sur les questions liées à l’accès à l’autonomie, quels que soient l’âge et l’origine du handicap. Elle dispose pour cela d’un budget de plus de 26 milliards d’euros.

Le vieillissement de la population va produire en France un choc démographique sans précédent.

Ses premiers effets se feront sentir dès la décennie 2020 et seront d'une ampleur jamais vue entre 2050 et 2070, provoquant un boom de la dépendance et le « big bang » de la transmission du patrimoine.

Selon le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), la planète comptera  3,2 millions de centenaires en 2050, contre environ 320.000 aujourd'hui.

Rien qu'en France,  141.000 personnes âgées de 100 ans ou plus peupleront les villes et les campagnes en 2050 d'après l'Institut national d'études démographiques (Ined), contre un peu plus de 15.600 au 1er janvier 2019.  Elles seront 270.000 en 2070 d'après l'Insee.

Boom de la dépendance

Si les tendances démographiques récentes se poursuivent, le nombre de personnes âgées de 75 ans ou plus va doubler en 2070. Elles seront 13,7 millions. Les choses iront bien sûr de manière progressive, mais le vieillissement démographique produira un petit tsunami dès 2021, avec l'arrivée des premiers enfants du baby-boom dans cette classe d'âge. De 1946 à 1950, la France a enregistré chaque année  au moins 850.000 naissances. 

 Ces bébés, nés juste après la Seconde Guerre mondiale, ont pour l'essentiel atteint la soixantaine dans les années 2000.

Ils ont provoqué un deuxième « boom » à partir de 2006 en partant massivement à la retraite à 60 ans et s'apprêtent à en produire un troisième, celui de la dépendance.

D'après une étude de la Direction statistique du ministère des solidarités (DREES), la France comptera 1,58 million de personnes âgées en perte d'autonomie en 2030.

Elles seront 2,24 millions en 2050 selon cette même étude, soit une hausse de 41,8 % en vingt ans.

 En 2017, la France consacrait au total  11,5 % de son PIB à la santé, soit 1,1 point de plus que la moyenne de l'Union européenne à 15.

Notre modèle risque donc la surchauffe dans les décennies à venir. « L'Etat devra faire face à l'engorgement des Ehpad, du fait de l'entrée en dépendance de centaines de milliers de personnes en grand âge disposant de trop faibles revenus - ou d'un trop faible patrimoine - pour s'offrir un maintien à domicile.»

 Cela risque de déboucher sur une prise en charge de la dépendance à deux vitesses, creusant ainsi les inégalités.

 Il y aura en 2070 près de 6,3 millions de personnes ayant franchi le cap des 85 ans d'après l'Insee, contre seulement 1,8 aujourd'hui. 

« Les familles passeront de trois générations aujourd'hui, à quatre vers la fin du siècle »

Conséquence : l'âge auquel on hérite sera repoussé d'autant.

Selon  les données de l'Ined, l'âge moyen des enfants au décès de leur mère, qui est souvent le dernier parent en vie, était de 47 ans en 1980.

Il est passé à 56 ans en 2019 et culminera à 63 ans en 2070. Demain, les actifs n'hériteront quasiment plus de leurs parents seniors.

Il faudra être quasiment à la retraite pour recevoir le patrimoine de ses parents « super-seniors ». 

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