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Knock on Wood

Quelle EUROPE en 2019 ?

17 Septembre 2019 , Rédigé par Ipsus Publié dans #EUROPE de l'Atlantique à l'Oural

 

Depuis que les Racines Chrétiennes de l'Europe n'ont pas trouvé leur place dans la Constitution ,

les questions occultées et la poussière mise sous le tapis  ressurgissent en 2019 

Les âmes sensibles et autres bisounours de mauvaise foi, n'ont fait que le vide ,ayant a été comblé par les Populistes et on feint de s'en étonner 

Si   Ursula von der Leyen a la lucidité de remettre certaines Valeurs à l'ordre du jour ,

il faut le mettre en perspective du Discours sur l’état de l'Union 2016 au Parlement européen quand Jean-Claude Juncker préconise une Europe qui protège, donne les moyens d'agir et défend

https://t.co/dnQSzRlpp5?amp=1

 La «protection de notre mode de vie européen» sera à l’agenda du commissaire européen en charge des migrations, a annoncé Ursula von der Leyen.

L’avocat belge Aymeric de Lamotte salue cette décision et rappelle que la valeur d’accueil ne doit pas empêcher la sauvegarde de notre civilisation.

 si d’aucuns ont évoqué «une faute politique» dans le chef d’Ursula von der Leyen, il s’agit, à l’inverse, d’une mesure justifiée qui vise à répondre aux inquiétudes légitimes de millions d’électeurs européens qui se sont détournés ces dernières années du discours public.

L’une d’elles étant l’évidente «dépossession culturelle», et donc la «dépossession du mode de vie».

« Nous devons être fiers de notre mode de vie européen (…) et nous devons chercher constamment à le préserver, à le protéger et à l’améliorer »

« Chaque jour ce mode de vie est contesté par des adversaires de l’Europe venant aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur de nos frontières »

« Nous ne devons pas laisser ces forces détourner à leur profit la définition du mode de vie européen. Elles veulent qu’on lui donne un sens opposé à son sens véritable, miner peu à peu nos fondations et semer la discorde entre nous »

 « Pour certains, le mode de vie est un terme connoté, politisé.

Mais nous ne pouvons pas et nous ne devons pas nous laisser déposséder de nos expressions : elles font aussi partie de ce que nous sommes »

                                                                                    https://t.co/wpHQ2599En?amp=1

La prise en compte de notre mode de vie européen ébranle le dogme d’une Europe hors-sol.

Quelle EUROPE en 2019 ?
Quelle EUROPE en 2019 ?
Quelle EUROPE en 2019 ?

LE FIGARO. - Il existe désormais un commissaire chargé de « défendre notre mode de vie européen » (le Grec Margaritis Schinas), et son périmètre comprend notamment la question des migrations. Que cela vous inspire-t-il ?

Christophe DE VOOGD. - De nombreux médias se déchaînent sur ce titre de « protection du mode de vie européen », sans même s’interroger sur le sens précis et la pertinence de l’expression. « Mode de vie » reste un mot très neutre et j’observe que l’on a prudemment évité celui de « modèle » et encore plus d’« iden­tité ». Ce mode de vie consiste en quoi précisément ? En quoi et par qui est-il menacé ? Si oui, quelles sont les mesures à prendre ? Rares sont ceux qui se posent ces questions élémentaires. Ce qui en dit long sur l’état de nos démocraties d’opinion où les faits comptent bien peu, où l’on se précipite sur les symboles, les chiffons rouges et les analogies discutables, où l’indignation tient lieu d’argumentation. Pourtant, la revendication d’une « Europe qui protège » n’était-elle pas au cœur de la campagne europé­enne ? Les menaces qui pèsent sur elle, de la crise migratoire au retard technologique en passant par les appétits des Gafa, de la Russie ou de la Chine et les attaques terroristes qui se poursuivent, sont-elles donc imaginaires ?

Que répondez-vous à ceux qui, comme Raphaël Glucksmann, y voient le retour du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, crée en 2007 par Nicolas Sarkozy, en version UE ?

La réaction de Raphaël Glucksmann, tout comme celle des écologistes du Parlement européen, est typique d’un cadrage spécieux des enjeux politiques : au lieu de s’interroger sur le fond d’une proposition, l’on va se concentrer sur son émetteur. La question de la source de l’énoncé remplace celle de sa validité. Au-delà de cette affaire, c’est là un trait général du débat public : le « qui a dit que ? » l’emporte sur le « ce qu’il a dit est-il pertinent  ? »…

Mais il y a plus : cette ivresse dénonciatrice s’accompagne d’une contradiction flagrante. Aborder les thèmes identitaires ne peut que servir les populistes, dit-on, car « les peuples préféreront toujours l’original à la copie » : argument massue que l’on entend sur tous les plateaux. Or qui a formulé cette fameuse « loi » (invalidée historiquement, mais là n’est pas la question) ? Un certain… Jean-Marie Le Pen, alors président du Front national, redoutant la concurrence de la droite républicaine. Autrement dit, les vertueux dénonciateurs de l’extrême droite sont les premiers à parler comme le Front ­national « canal historique ». Au compte du « qui a dit que ? », on pourrait même démontrer, citations à l’appui, que nos grandes consciences parlent, sur bien des sujets, comme en leur temps l’ont fait des personnages historiques peu recommandables. On mesure toute ­l’absurdité d’un tel jeu.

Autre contradiction, encore plus fondamentale : le véritable tabou qui pèse sur tout ce qui pourrait évoquer une « identité européenne », chez ceux-là mêmes qui ont sans cesse le mot d’« identité » à la bouche pour d’autres communautés (identité de genre, de couleur, de classe, etc.). La fréquentation des débats européens et la lecture de l’immense littérature portant sur ces sujets montrent la même gêne et la même mauvaise conscience, qui se marquent par le refus, épouvanté, de tout récit européen commun. Culpabilité qui renvoie au « sanglot de l’homme européen », variante régionale du « sanglot de l’homme blanc » analysé par Pascal Bruckner il y a déjà des décennies. Tout se passe comme si l’Europe avait honte d’elle-même et peur de se définir (à commencer par ses frontières) car cela reviendrait à « ex­clure ». Or c’est là un sophisme complet : comment intégrer les arrivants dans ­cette Europe, si l’on se refuse à la définir ?

Le fameux European way of life est décrit comme celui de « la solidarité, de la tranquillité d’esprit et de la sécurité ». Cela vous paraît-il suffisant pour décrire le « patrimoine immatériel » des Européens dont parle Dominique Reynié ?

Toutes ces expressions montrent en effet qu’au-delà de l’audace (très mesurée) du titre du portefeuille du Commissaire grec, la timidité et la gêne évoquées ci-dessus règnent encore dans l’esprit des dirigeants européens Je note notamment l’absence de toute définition cultu­relle de ce modèle européen dans la lettre de mission de Margaritis Schinas. L’Europe, c’est en effet bien plus que ces quelques mots vagues et je m’interroge sur cette « tranquillité d’esprit ». Elle ne me paraît pas caractériser un continent qui a toujours été IN-QUIET, au sens littéral du terme, c’est-à-dire toujours en mouvement (mental comme spatial) : ­depuis L’Odyssée d’Homère !

Et ce mouvement permanent fait justement partie de ce « patrimoine immatériel », analysé par Dominique Reynié, et qui est davantage qu’un « mode de vie » (qu’il inclut) : c’est un ensemble de valeurs, de références, de loyautés et de lieux de mémoire : autrement dit d’« appartenances » (très diverses au demeurant), mot que je préfère, comme Amin Maalouf, à l’expression d’« identités », trop réductrices et potentiellement « meurtrières ». L’approche de Dominique Reynié est très productive, en ce qu’elle permet de rendre compte de plusieurs paradoxes que la doxa ambiante interdit de comprendre : par exemple le fait que des pays, pourtant très prospères, du centre et du nord de l’Europe connaissent eux aussi une montée du populisme.

Que répondez-vous justement à ceux qui prétendent que cette approche nourrit le populisme ?

C’est un contresens courant : la désaffection à l’égard de l’Europe n’est pas, comme on le dit partout, l’effet du populisme ; c’est le populisme qui se nourrit de l’oubli des valeurs européennes et du refus de toute affirmation de soi. Tous (je dis bien tous) les résultats électoraux en Europe - que recense justement Dominique Reynié dans ses livraisons annuelles de « L’opinion européenne » - montrent que l’affirmation, par les partis de gouvernement, y compris à gauche, des exigences du « mode de vie européen » n’entraîne nullement une montée du populisme, mais bien au contraire l’arrêt de sa progression, voire son déclin. C’est vrai depuis la France de 2007 jusqu’au Danemark et aux Pays-Bas de 2019. Une affirmation qui, encore une fois, ne signifie pas exclusion mais accueil dans le respect de la diversité, dès lors que « les principes fondamentaux du vivre-ensemble » (comme dit la Cour européenne des droits de l’homme) sont respectés. L’immense erreur de l’Europe et des gouvernements nationaux est précisément d’avoir abandonné ces thèmes à l’extrême droite, qui a pu dès lors greffer dessus son discours d’exclusion.

Reste à savoir si nous assistons vraiment à un tournant autre que rhétorique : avec l’audition de ce nouveau commissaire chargé de « la protection de notre mode de vie européen », l’intitulé de son portefeuille ne risque-t-il pas de sombrer dans l’enceinte du Parlement européen ? Je le crains… Mais l’essentiel est peut-être que ses missions, dont beaucoup sont frappées au coin du bon sens (sécurité, intégration, harmonisation du droit d’asile et immigration choisie), aient le feu vert des députés ?

Quelle EUROPE en 2019 ?

une Europe qui protège;( 2016)

une Europe qui préserve notre mode de vie européen;

une Europe qui donne le pouvoir à nos citoyens;

une Europe qui défend, à l'intérieur comme à l'extérieur; et

une Europe qui prend ses responsabilités.

Quelle EUROPE en 2019 ?
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