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Knock on Wood

Albinoni ( ADAGIO ) revisité ,en passant par Orson Welles dans Le Procès ( 1962 )

13 Avril 2013 , Rédigé par Ipsus Publié dans #Comme au CINEMA

  


 

La république de Venise est florissante en cette fin du XVIIe siècle quand y naît Tomaso Albinoni, le 8 juin 1671 

albinoni.jpg http://goo.gl/RMsYY

Tomaso Albinoni meurt à Venise le 17 janvier 1751,

 mais l'«Adagio d'Albinoni», œuvre de Remo Giazotto,

mort en 1998, n'entrera dans le domaine public qu'en... 2068 !  

Albinoni-2.jpg  repères historiques   http://goo.gl/XgrM2

 L'Adagio pour orchestre à cordes et orgue en sol mineur,

souvent présenté à tort comme une œuvre de musique baroque sous le nom populaire d'Adagio d'Albinoni,

a été composé en 1945 par le musicologue italien Remo Giazotto (1910-1998)

 à partir d’un fragment contenant quelques éléments d’une œuvre perdue de Tomaso Albinoni (1671-1751). http://goo.gl/8k8QU

critique-le-proces-welles25.jpg Dès les années 1960, cet adagio connaitra un succès immense et reste aujourd’hui l’une des œuvres les plus populaires et les plus gravées sur disque de toute l’histoire de la musique

 

   l’importance des récurrences de l’Adagio d’Albinoni (présence dans 16 des 20 séquences du film et dans le générique final), les airs jazzés (séquences 4, 13, 18), qui sont des morceaux de jazz en trio (contrebasse, batterie, piano) et surtout un thème,

nommé Ambiance Kafka dans la partition, qui se fait entendre dans 14 séquences du film.

 

telecharger document de 6 pages / musique http://goo.gl/HExal

 


L’Adagio, « plein de fatalité et de beauté »,
selon les propres termes de Welles, a donné lieu à deux transcriptions, l’une pour orgue baroque, l’autre pour orgue et cordes.
Si la première n’est utilisée qu’au moment où K. pénètre dans la cathédrale, avec une légère connotation religieuse possible, (séq. 19) la seconde se déploie dans les génériques de début et de fin de manière solennelle en larghetto et avec un fort volume sonore.  

 

Le recours à Albinoni est prolongé par l’emploi d’un extrait du Concerto a cinque, opus5 n°12 pour cordes, qui, cette fois est une œuvre authentique du musicien italien :

 il est situé à la séq.14 lorsque K., pris de vertige, cherche à s’extraire des locaux des greffes et qu’il rencontre à la séq. 15 sa cousine Irmie devant le tribunal.

le-Proces.jpg

 Adapté de Kafka    http://goo.gl/1020Q

Un matin, K est réveillé dans son lit par l’entrée impromptue d’inspecteurs dans son appartement.

 Il est rapidement submergé de questions et de remarques incongrues.

 Il finit par comprendre qu’il est inculpé, mais ne sait pas de quoi il est accusé.

Sa vie bascule dès lors dans les méandres d’une instance judiciaire dont il ne comprend pas les règles.

Laissé libre de ses mouvements, il court désespérément à la recherche de réponses, essaye de percer le mur infranchissable qui le sépare de la Loi.

Ce qui intéresse Welles, tout comme Kafka, n’est pas l’innocence ou la culpabilité réelle de K, mais bien sa transformation suite à l’accusation, la culpabilité qu’il ressent quels que soient les actes qu’il a ou n’a pas commis.

K explique à Mlle Bürstner que toute sa vie il s’est senti coupable.

  critique-le-proces-welles22.jpg   http://goo.gl/y6aV4

Le problème n’est pas qu’il soit coupable ou innocent,

c’est tout le sujet du film.

Car qu’est-ce que la culpabilité ?

La culpabilité de quoi ?

Kafka s’y attaque d’une certaine manière,

 et je vois les choses d’un angle légèrement différent.

Pourtant je crois que c’est la vérité fondamentale du livre comme du film,

l’essentiel c’est l’attitude, non les faits. »

critique-le-proces-welles23.jpg

 

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