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Knock on Wood

Renaissance et Mondialisation

11 Décembre 2009 , Rédigé par Ipsus Publié dans #GEOPOLITIQUE

http://www.postercartel.com/uploads/postercartel_product_option.imageDetail/EU-G24.jpg
On cherche souvent des repères,pour comprendre les enjeux de la Mondialisation....
Mais,un peu d'Histoire nous enseigne qu'après les voyages de Christophe Colomb ,la vision du monde de l'époque s'est également élargie...
Christophe Colomb est l'un des emblèmes de la Renaissance.
Avec audace, il a sauté dans l'inconnu et ouvert la route des traversées transaltlantiques que suit encore aujourd'hui la marine à voile (Route du rhum)


http://www.cegepgranby.qc.ca/public/e5c73c2a-dda0-4232-bd6c-57bffc8e93d3/bibliotheque_et_ressources/bibliotheque/collections/encyclopedies_virtuelles/1_images/agora_logo.gif
http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Renaissance

Le développement du commerce a risques provoque la création des sociétés par action. C'est l'Angleterre qui montre le chemin


Rupture,transition...les auteurs diffèrent dans leurs analyses

 

 

Ce livre efface la coupure aussi traditionnelle qu’arbitraire entre le Moyen Âge et l’époque moderne.
 C’est toute cette période, de Charles VII à Henri II, qui est placée sous le signe « des » Renaissances.
La fin de la guerre de Cent ans et des grandes crises socio-économiques, au milieu du XVe siècle, est effectivement le point de départ d’un renouveau général, des hommes, des échanges, des richesses...
 La période 1453-1559 est alors entraînée dans un mouvement de floraison, de dynamisme et de créativité en de multiples domaines ; c’est ce siècle effervescent qui, en définitive, correspond bien à l’appellation de « beau XVIe siècle ».

On a fait ici le choix d’en évoquer les principales facettes d’une manière plus thématique que chronologique, sans négliger pour autant, à l’intérieur de chaque développement, de faire apparaître les inflexions et les mutations, aussi bien pour les réseaux marchands que pour les affrontements religieux…
 Les six parties correspondent à des approches successivement démographique et économique, sociale, politique, de relations internationales, religieuse et culturelle.
Nombre de thèmes de recherche développés récemment y trouvent bien évidemment leur place, qu’il s’agisse de la consommation ou des identités.
D’autres en revanche, comme le genre, ont été mis en valeur dans l’« atelier de l’historien ».

Ce mode de présentation contribue à faire émerger une synthèse, au service d’une intelligibilité nouvelle de la période, avec le souci de mettre en valeur des problématiques, d’ouvrir des réflexions, en soulignant pour certains sujets les insuffisances, voire les contradictions, de l’historiographie et en nourrissant le propos de remarques critiques.
 Il s’agit bien ici d’un « certain regard » sur le temps des Renaissances.

La dialectique du changement (emblématique des représentations sur la période) et des continuités s’impose d’une façon particulièrement nette :
 elle suppose d’évaluer avec justesse l’ampleur des mutations et des changements.
Elle nourrit le débat, déjà ancien, sur la « modernité » de la Renaissance ; s’agit-il vraiment de l’enfantement d’un monde nouveau ?
 N’est-elle pas plutôt le point d’aboutissement d’un certain rapport au monde, issu des derniers siècles médiévaux ?
Cette interrogation permet de tisser la trame qui sépare ce temps lumineux des Renaissances des ténèbres des guerres de Religion...

 

 


Philippe HAMON, agrégé d’histoire, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud, est professeur d’histoire moderne à l’université Rennes 2 depuis 2004.
 Il est corresponsable avec Laurent Bourquin (Le Mans) du projet ANR « Conflits et politisation (13e-19e siècles) ».
Il est membre du comité de rédaction de la
Revue d’Histoire Moderne et Contemporaine et trésorier de la Société d’Histoire Moderne et Contemporaine. Il a consacré ses premières recherches aux finances de la première moitié du 16e siècle et a contribué notamment à La France de la Renaissance. Histoire et dictionnaire (Paris, 2001).
Son habilitation, soutenue en 2003, portait sur la représentation de l’argent dans la peinture européenne aux 15
e -17 e siècles.

http://www.editions-belin.com/ewb_pages/f/fiche-article-les-renaissances-1453-1559-13788.php?lst_ref=1

La Renaissance des années 1470 aux années 1560
(envisagée dans toutes ses dimensions)


" Renaissance ", voilà un concept qui n'a rien d'évident et qu'il faut discuter car chaque génération le manie à sa façon, et nous aussi…:

http://histoire.univ-paris1.fr/agregation/moderne2003/

 

Nicole LEMAITRE
Université Paris I Panthéon Sorbonne

Cours d'agregation d'histoire Année académique 2002-2003

Le mot a une histoire, comme tous les concepts qu'on emploie pour synthétiser une réalité complexe et changeante.
Or il se trouve qu'il est employé par ceux là même qui ont fait la Renaissance, en Italie du moins où le mot Rinascità, rinascimento existe au 15e siècle et est systématisé pour l'art par G. Vasari.

Il est relativement rare que les hommes d'une période aient conscience du changement qu'ils vivent au point de se considérer à l'aube d'un monde nouveau.


Nous nous attacherons à deux couples problématiques, pour lesquels il faut parfois trancher les liens avec l'historiographie ancienne :
les relations souvent avancées et pourtant discutables entre Renaissance et modernité d'une part,
entre Renaissance et Réformes de l'autre.

Il faut prendre garde au pouvoir occulte des mots.

 Celui de moderne, modernisation, modernité est, plus que d'autres, élastique et utilisé aujourd'hui sans précaution.
C'est l'introduction récente de la sociologie de Weber en France, à la suite des anglo-saxons qui est responsable du retour en force de cette idée.
Nous examinerons tout d'abord le rapport entre Renaissance et modernisation

Bien des manuels continuent à lier Renaissance et Réforme.
Ce n'est plus aujourd'hui sous la forme de la Réformation libérale mais sous celle de la Réforme de l'Etat (vers l'absolutisme) et de ses liens avec les Réformes religieuses (vers la confessionnalisation) que les chercheurs travaillent.
Dans un deuxième temps , nous examinerons ces liens entre Renaissance et idée de réforme aussi bien politique que religieuse (la séparation est d'ailleurs impossible)


On parle de Révolution copernicienne pour exprimer la modernisation de l'astronomie.

Mais il faudra les observations de Kepler, Galilée et Newton au XVIIe siècle pour que la chose soit admise.
Pourquoi cette lenteur ?
Pas à cause du procès de Galilée et de l'attitude du pouvoir religieux, pas seulement. Mais parce que ces déductions mathématiques contredisent à la fois Ptolemée et Aristote.
 En portant plus loin les principes mathématiques de Ptolémée, Corpernic déstabilisait l'espace de l'Antiquité.
 Tout ce que pensaient les grecs ou les hébreux du ciel est remis en cause, or les grecs sont pour un homme de la Renaissance ceux qui possèdent la plus ancienne culture, donc la plus vénérable ; pour les humanistes aussi bien que pour les théologiens (y compris luthériens, comme Osiander).
Il n'est pas très étonnant que Copernic n'ait pas été reçu.
 Publié à la veille de sa mort, il ne revient à la mode que lors des reflexions sur l'année qui vont mener à la réforme du calendrier Julien en 1585.
La révolution scientifique est donc pour plus tard
.

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