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Knock on Wood

Douce France : savoir où on veut aller ensemble ?

27 Octobre 2009 , Rédigé par Ipsus Publié dans #Dans L'AIR DU TEMPS

Douce France
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t'ai gardée dans mon cœur!
Mon village au clocher aux maisons sages
Où les enfants de mon âge
Ont partagé mon bonheur
Oui je t'aime
Et je te donne ce poème
Oui je t'aime
Dans la joie ou la douleur
Douce France
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t'ai gardée dans mon cœur


http://www.dailymotion.com/video/x4yrv6_charles-trenet-douce-france_music



A l’heure où les signes de l’identité française sont souvent moqués ou mis en cause
(sifflements de la Marseillaise )
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/l-identite-nationale-ce-ne-sont-pas-des-valeurs-partagees-mais-contestees_824501.html

Des sifflets qui ont accueilli la Marseillaise au stade de France plusieurs fois depuis la rencontre de football France-Algérie en 2001.
 Ces incidents donnent leur point de départ aux deux documents dont
se réclame aujourd'hui Éric Besson:
le rapport parlementaire et celui du Haut conseil à l'intégration.
Et l'enseignement de la Marseillaise aux étrangers était déjà la recommandation principale issue du
sommet européen sur l'intégration que Brice Hortefeux a réuni en novembre 2008

notre pays ne peut s’abstenir d’une réflexion sur cette question majeure :

"Qu’est-ce qu’être français aujourd’hui ?".

L’Institut Montaigne nourrit l’ambition de l’y aider
et invite toute la société française à participer au débat.
 Pour alimenter ce débat : un ouvrage collectif,
un événement de grande ampleur
et un groupe Facebook dédié.

 Pourquoi ce projet ?
Rejoindre le groupe Facebook

http://www.sciences-po.fr/upload/SP_Dev/photo_FRachline.jpgLe mot de François Rachline,
directeur de l’Institut Montaigne:

http://www.institutmontaigne.org/qu-est-ce-qu-etre-francais---3086.html#ouvrage

Qu’est-ce qu’être français ?

 Cette question, l’Institut Montaigne l’a posée à dix-huit personnalités.
Dix-huit auteurs d'origines, de cultures, de professions différentes. Dix-huit approches riches, ouvertes, positives, où s’illustre la pensée de l’historien Fernand Braudel : la France est diversité.

Les contributions sont suivies d'une interview – bien sûr imaginaire et posthume – d'un des plus grands écrivains français qui soient, Montaigne.

Ouvrage à paraître le 27 novembre aux Editions Hermann :

Les auteurs

Morceaux choisis

La contribution de Tidjane Thiam 

sabeg.jpgYazid Sabeg, commissaire à la Diversité et à l’Egalité des chances:
http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Peut-on-etre-musulman-dans-ce-pays-157343/

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Vendredi 4 décembre 2009, de 8h15 à 13h,
à l'Amphitéâtre Foch de l'Ecole militaire (Paris 7e)


Ce débat public, ouvert à tous et apolitique, rassemblera des personnalités issues des univers les plus divers : académique, politique, culturel, sportif...


Inscriptions sur ce site à partir de fin octobre.
Attention : nombre de places limité. Les inscriptions seront prises en compte par ordre d’arrivée.

Le programme prévisionnel   
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31.10.2009 : Les Français sont, dans une confortable majorité, favorables au débat sur l'identité nationale.
D'après un sondage
publié ce dimanche par Le Parisien/Aujourd'hui en France, ils sont 60% à juger que "c'est une bonne chose" que l'identité nationale devienne un sujet de débat dans la société française.

Interrogés sur les éléments importants qui constituent selon eux l'identité de la France, ils répondent en premier lieu la langue française (80%),
puis la République (64%),
  http://pagesperso-orange.fr/chambray-les-tours/images/animations/drapeau_france_anime.gif le drapeau tricolore (63%),
la laïcité (61%),
les services publics (60%),
 la «Marseillaise» (50%)
et l'accueil d'immigrés (31%).

(Ce sondage a été réalisé les 28 et 29 octobre 2009 au domicile des personnes interviewées. Echantillon national représentatif de 1006 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas.)

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le sénateur UMP de la Vienne et ancien premier ministre appelle à «redéfinir ce qu'est notre patrimoine républicain»:

http://www.lefigaro.fr/le-talk/2009/10/28/01021-20091028ARTFIG00442-raffarin-le-fn-a-tente-un-hold-up-sur-nos-valeurs-.php


http://www.immigration.gouv.fr/


Derrière le débat sur l'identité nationale, l'enjeu est de réconcilier les Français avec leur histoire donc leur avenir.

http://www.debatidentitenationale.fr/

Le système symbolique national Français a été longtemps bâti sur deux socles :

- à partir de la Révolution Française le sentiment d'universalisme potentiel.
D'où une considération permanente particulière sur le thème de la place de la France dans le monde,

- une place très forte accordée au passé qui a un fort pouvoir d'évocation.


Dans l'univers culturel Français, le passé et le présent se mêlent en permanence.

Si les Français sont aujourd'hui à la recherche de leur identité c'est que ces deux socles vacillent pour le moins.

A l'extérieur de la France, les exemples objectifs d'abaissement du statut international de ce pays fourmillent. La langue, la culture, la présence militaire, la présence économique sont très éloignées d'une splendeur universelle.

Sur le plan intérieur, la même déstabilisation est connue et remarquée par les Français.

Les jeunes sont aujourd'hui probablement plus nombreux à connaître le rap que la signification, voire le mot même, de " bonnet phrygien ".

Les matières fortes nouvelles ne portent pas un contenu proche des symboles français : informatique, économie…

Cette situation ouvre trois nouveaux chantiers :
- est-il possible de constater la caducité de cet univers symbolique traditionnel ?
- est-il possible de lui substituer un nouvel univers symbolique adapté à la modernité ?
- si c'est possible, est-ce le moment opportun pour décider de le faire ?

Même délicate, cette étape est probablement le point de passage obligé vers une réconciliation des Français avec eux-mêmes.

Aujourd'hui une double " haine de la France " se développe.
 A l'extérieur, l'arrogance Française est de plus en plus dénoncée. Que traduit ce reproche ? C'est le constat objectif de l'écart excessif entre le ton du pays et sa capacité à s'exprimer ainsi.

Sur le plan intérieur, une situation identique s'est développée. Une distanciation considérable est intervenue entre les Français et leur pays.

Eric Besson lève un enjeu majeur mais dans un cadre très abstrait.

Il est de surcroît certain que la crise économique rend difficile la gestion positive de cet enjeu car elle accentue les égoïsmes.

http://www.exprimeo.fr/article/5288/eric-besson-et-la-haine-de-la-france.htm
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Michel Onfray : "L'identité nationale n'est pas réservée à la droite":
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/interviews/20091028.OBS6110/michel_onfray__lidentite_nationale_nest_pas_reserve_a_l.html

Nouvelobs.com : Existe-t-il une identité nationale française ?

- Michel Onfray : Oui, cela me parait évident
.
C'est l'histoire de la France.
C'est un enjeu de société, c'est un enjeu d'histoire, c'est un enjeu politique aussi.
Je trouve cela très bien de prendre la balle au bond et de montrer qu'il y a des définitions différentes et divergentes de l'identité nationale.
Pour moi, il y a deux façons de concevoir l'identité.
Celle de l'identité du sang, de la race et l'autre de la raison et de l'intelligence.
Donc je trouve très bien de dire ce qu'est la France et comment elle fonctionne.
Et ce n'est pas parce que la droite et l'extrême-droite ont défini une certaine idée de l'identité de la France, qu'il faut leur laisser dire.
 C'est une bonne occasion de dire que la France c'est la Révolution française, c'est une certaine conception de la République qui fait preuve d'ouverture, de solidarité et de fraternité.

C'est aux partis politiques, aux citoyens, aux philosophes, aux sociologues de faire un grand débat.
L'Etat peut offrir des structures symboliques, comme la Sorbonne ou le Collège de France pour accueillir toutes les idées.
 Et faire se rencontrer des personnes qui ont leur définition de l'identité nationale.
 Moi, je suis preneur du débat pour montrer qu'il n'est pas le domaine réservé de la droite.
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http://www.asterix.com/index.html.fr

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En mars 2007 : En meeting à Marseille, Ségolène Royal a repris à son compte le thème de l'identité nationale

"L'identité nationale, ce n'est pas de demander des comptes sur d'où l'on vient,
mais de savoir où on veut aller ensemble
".

Après 40 minutes de discours sans notes et micro en mains, la présidente de Poitou-Charentes a évoqué l'hymne français "puisque nous avons parlé de l'identité nationale et puisque nous sommes à Marseille".
"La Marseillaise, c'est le chant de la lutte contre toutes les forces de tyrannie, c'est le peuple qui s'est levé contre les forces de l'Ancien régime.
C'est le chant qui a été repris dans tous les pays quand il a fallu secouer le joug de l'oppression (...)
Alors ne faisons pas de contresens sur ce chant.
Comprenons vraiment le fond et la force historique de ces paroles
", a-t-elle dit. 

"Ce n'est ni un chant sanguinaire, ni un chant xénophobe.
 
Non, c'est le chant de toutes les libertés (...)
C'est le chant des républicains
", a insisté la candidate socialiste.
 "
C'est le chant que je vous propose ici à Marseille de chanter tous ensemble pour ne jamais oublier que le message universel de la France à travers le monde est plus que jamais d'actualité:
la liberté, l'égalité, la fraternité
", a-t-elle conclu avant que l'hymne ne retentisse sous la coupole.

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/royal-i-marseillaise-i-et-identite-nationale_463611.html

Source AFP 28.10.2009 : PARIS — Ségolène Royal a estimé mercredi que le débat sur l'identité nationale constituait une "opération de diversion et une opération de conquête d'un certain électorat avant les élections régionales" de mars, tout en considérant que ce débat "fondamental" devait avoir lieu.


"Mais je considère que ce débat est un vrai débat.
J'ai été d'ailleurs la première à poser la question de la nation et de l'identité nationale
", a assuré l'ex-candidate PS à la présidentielle :
"Depuis 2006, cette question je l'ai posée, c'est de savoir ce qui fait le lien républicain".

"Où est-ce que nous voulons aller ensemble?
Qu'est-ce qui fait que les Français tiennent debout ensemble?
Ce débat est fondamental et je n'ai absolument pas peur de l'aborder
", a ajouté la présidente de Poitou-Charentes.

"Si ce débat a lieu - je souhaite qu'il ait lieu -, on verra quelles sont les valeurs qui unissent les Français, les valeurs qui divisent les Français", a-t-elle dit.

"Je pense qu'aujourd'hui, il y a un grave recul de ce qui fait le ciment de la nation française parce qu'il y a le recul du principe d'égalité, de toutes les formes de fraternité, le recul de la valeur humaine.
 Ce recul fragilise la nation et il faut remettre des règles
", selon elle.

Mme Royal a également évoqué la "fierté autour du drapeau français", une "revendication" que "la gauche doit porter car elle l'a trop longtemps laissée à la droite et l'extrême-droite".
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Bibliographie :

http://www.laviedesidees.fr/+-identite-nationale-+.html

La Révolution critallise une idée politique de la nation en gestation dans les décennies précédentes.
Elle émerge comme nouveauté historique quand les députés des Etats généraux se proclament assemblée nationale, le 21 juin 1789 .
La construction d’une identité nationale est le fait du volontarisme des Pères fondateurs de la IIIème République.
Cependant, quand en 1880, la IIIème République est définitivement installée, la France est encore à 70 % rurale, semée de villages centrés sur eux-mêmes, en majorité non francophones.
Les Pères de la République veulent inculquer à cette France des campagnes, des villages, des diversités linguistiques et coutumières, leur idée de la nation une, indivisible, abstraite, en même temps que susciter l’adhésion au régime républicain, tel qu’ils le pensent et l’incarnent.
 A côté du service militaire devenu obligatoire pour les hommes, c’est d’abord à l’école qu’est assigné l’impératif de façonner l’identité nationale, de créer de nouveaux français, patriotes et respectueux du nouvel ordre.
L’école devra d’abord franciser les petits paysans qui parlent patois.
Assigner à l’école l’objectif d’une
langue commune était indispensable.

Un enseignement obligatoire de l’histoire aura pour tâche de communiquer l’amour de la patrie.
Les valeurs officielles de la République sont d’abord sa devise " liberté, égalité, fraternité " à laquelle on doit ajouter laïcité, dans le sens du respect de toutes les croyances
 et adhésion à la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Texte publié dans Dialogues Politiques - revue plurielle de science politique, n°2, Janvier 2003 -
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article225
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Sa réflexion est construite en deux volets complémentaires :

- un volet historique d’abord, montrant comment la logique identitaire, née au XIXe siècle, a depuis constamment alimenté les discours nationalistes ;
un volet plus directement lié à l’actualité ensuite, visant à éclairer le débat politique contemporain.

L’histoire, rappelle-t-il d’abord, est à différencier de la mémoire. Les discours et récits mémoriels, depuis l’Antiquité et jusqu’à nos jours, ont pour mission de juger les acteurs de l’histoire.
De son côté la communauté des historiens cherche à produire des connaissances « objectives », répondant à un idéal de vérité scientifique, afin d’expliquer (et non de juger) le passé.

Première idée fondamentale : la défense des identités nationales a d’abord eu en Europe au XVIIIe siècle un caractère progressiste.
 Ce fut d’abord le triomphe en France de la définition révolutionnaire de la nation en 1789 ; le terme est alors synonyme de « peuple » ou de « Tiers-État ».
Dans les États allemands s’ajoute à la même époque une dimension culturelle, celle de la libération des cultures populaires, contes et traditions qui permettront l’élaboration d’une mémoire collective distincte de la culture savante et aristocratique.
On sait le rôle que joueront en ce sens les frères Grimm quelques décennies plus tard.

  En France, les premières définitions de l’identité nationale datent du XIXe siècle.
Jules Michelet, défenseur de l’idéal de progrès des Lumières,
y voit la « patrie de l’universel ».
La fameuse conférence d’Ernest Renan en 1882, « Qu’est-ce qu’une nation ? », est en fait une intervention partisane contre l’Allemagne :
il s’agissait en effet d’affirmer que l’Alsace-Lorraine perdue lors de la guerre de 1870, quoique de langue et de « race » allemandes, était bien française par l’histoire.
C’est donc à cette lumière qu’il faut lire sa célèbre définition de la nation comme « la volonté de vivre ensemble ».

"une nation est un principe spirituel, une famille spirituelle, non un groupe déterminé par la configuration du sol".

"L'existence d'une nation est un plébiscite de tous les jours, comme l'existence de l'individu est une affirmation perpétuelle de vie", avait également déclaré Ernest Renan dans un discours passé à la postérité, prononcé en 1882.

Au cours de la Troisième République, la notion d’identité nationale trouve une définition juridique ; avec la loi sur le double jus soli couplée à la conscription obligatoire (1889), la « qualité de Français » et l’appartenance à l’État deviennent des enjeux politiques et économiques majeurs, d’autant plus qu’elles commandent l’accès à la protection sociale naissante.
C’est à cette époque que le mot « immigration » s’impose dans le lexique
.

Seconde idée fondamentale : pour comprendre l’affrontement qui a eu lieu sur la question de l’identité nationale entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal lors des récentes élections présidentielles, il faut remonter au débat qui opposa Maurice Barrès et Jean Jaurès.
 Barrès, montre ainsi Noiriel, en axant cette notion sur le thème de la « terre et des morts » et sur la défiance de l’étranger, en a élaboré une version conservatrice que la droite républicaine défendra jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.
A ce « nationalisme » de Barrès (terme exempt de jugement de valeur et qu’il revendiquait lui-même) s’oppose le « patriotisme » de Jaurès :
le thème de la défense de l’identité nationale y est ramené « sur le terrain privilégié de la gauche, à savoir le terrain social » (p. 41).

Comme Noiriel le souligne pourtant lui-même, l’appartenance de Jaurès à la SFIO, organisation internationale qui lutte pour le dépassement des États-nations, est peu propice à un réel engagement sur le terrain de la défense de l’intérêt national même s’il tente de le concilier avec les idéaux universalistes du mouvement ouvrier.
On aurait donc aimé davantage de précisions, voire une argumentation plus solide pour étayer cette opposition supposée principielle entre un (mauvais ?) nationalisme de droite (Barrès-Sarkozy ?) et un (bon ?) patriotisme de gauche (Jaurès-Royal ?).
 La question est en effet suffisamment importante pour appeler une réflexion plus approfondie que ce simple renvoi à un clivage entre les valeurs de gauche et celles de droite.

Gérard Noiriel se montre en tout cas très convaincant lorsqu’il analyse la réactivation, à partir des années 1980, des thèmes de l’immigration et de l’identité nationale dans le discours politique français, après que leur usage public eut été discrédité dans l’immédiat après-guerre.
Il montre ainsi comment ces questions n’ont en fait jamais disparu, mais réapparaissent modifiées et travesties ; comment elles se déplacent et renaissent dans diverses revendications des années 1960 en France, mais aussi en Europe et aux États-Unis, par exemple dans la « réhabilitation des identités collectives dominées »
(ainsi en France les mouvements de libération de la Corse, de l’Occitanie, de la Bretagne, etc.), les luttes des femmes, des homosexuels, des Noirs, etc. ; comment ensuite elles ont pu être reprises à la fin des années 1970, au moment où Valéry Giscard d’Estaing a lancé sa politique de rapatriement massif des immigrés et singulièrement des travailleurs algériens ; comment enfin elles revivent dans les discours racistes et xénophobes du Front national jusqu’aux thèmes politico-médiatiques actuels, la lutte contre les « communautarismes »,
 la défense de la laïcité républicaine (entendons « française ») contre les envahisseurs (arabes ? musulmans ? islamistes ?), la guerre larvée contre « les-jeunes-des-cités », ces nouveaux barbares, ces étrangers
 (« ils manquent d’âme », proférait doctement un article de l’hebdomadaire Marianne durant les émeutes des banlieues en 2005, au moment où d’autres tentaient d’évoquer la violence sociale, politique et économique dont ils étaient victimes).

Il faut citer ici ce beau passage du livre :

« L’antagonisme franco-allemand qui avait structuré le récit d’actualité entre 1870 et 1945 a ainsi été remplacé par un nouveau discours où le « nous » français apparaît constamment opposé aux « eux » islamiste.
Le mot « communautarisme » s’est rapidement imposé pour nommer la
nouvelle menace, fonctionnant comme une grille de lecture que les journalistes pressés par l’actualité peuvent facilement remplir chaque jour. Les musulmans sont ainsi apparus comme de nouveaux barbares, qui passent leurs journées à s’entretuer, fomentent des attentats terroristes, brûlent les voitures, dirigent le trafic de drogue, imposent le foulard islamique à leur sœur et violent les autres filles des cités. » (p. 61)

  Comme le dit fortement Noiriel, il n’existe aucune définition de l’identité nationale qui soit acceptée par l’ensemble des chercheurs.
 La raison en est simple : ce n’est pas un concept scientifique, c’est une expression qui appartient au langage politique.


http://www.laviedesidees.fr/L-identite-nationale-un-faux.html

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