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Knock on Wood

du 4è au 5è Pouvoir : la PRESSE , Internet et les Citoyens

27 Mars 2010 , Rédigé par Ipsus Publié dans #INFORMATIQUE -Web

  inter.jpg   franceinter_hd.jpghttp://bit.ly/M31f0 Video

 Edwy Plenel, Laurent Neumann, Yves Thréard - France Inter

 Edwy PLENEL, Président et fondateur du journal en ligne Mediapart,

Laurent NEUMANN,Directeur de la rédaction de Marianne,

 Yves THREARD directeur adjoint de la rédaction du Figaro et éditorialiste

 et Jean-Marie Charon, Sociologue des media (au téléphone),

répondent aux questions de Bruno Duvic et des auditeurs dans Interactiv' sur France Inter  

Presse et pouvoir politique

Edwy Plenel, Laurent Neumann, Yves Thréard - France Inter http://dai.ly/c5S2mD 

mardi 17 août 2010 : Video 

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Thierry Crouzet analyse l’émergence d’internet comme cinquième pouvoir.

 

Les Français auraient déserté la politique.


La démocratie serait en crise.


Les intellectuels n’auraient plus d’impact.


Le cinquième pouvoir va à l’encontre de ces idées reçues.

 Editeur : Bourin Éditeur

Parution : 18 janvier 2007

 

Grâce à Internet, il devient possible de faire de la politique autrement.

Après la révolte citoyenne lors du référendum européen de 2005, nos personnalités politiques l’ont compris.

 

 Sans son site Désirs d’avenir, Ségolène Royal n’aurait jamais emporté les primaires  socialistes en novembre 2006. Internet a déjà joué un rôle clé dans la campagne pour la présidentielle  2007.

 

Et ce n’est qu’un début. Après les pouvoirs exécutif, législatif,  judiciaire et médiatique, les citoyens fédérés grâce aux technologies de communication récentes forment un nouveau pouvoir : le cinquième pouvoir.

 

 Alors que les pessimistes se plaignent que rien ne change, ce sont  les fondements de notre société eux-mêmes qui sont réinventés, à commencer par les règles qui régissent nos démocraties.

 

Points forts

 

Un sujet totalement dans l’air du temps.

Le trafic « politique » sur le net ne cesse d’augmenter. Pour la première fois, des hommes politiques ont accepté de donner leur avis sur le sujet. 

 Le premier essai sur un phénomène nouveau et important.

 

L’auteur
Fondateur de bonWeb.com et spécialiste des nouvelles technologies,

Thierry Crouzet a publié une trentaine d’ouvrages d’explication sur le fonctionnement d’Internet, chez Microsoft Press puis chez First.

 

Il a publié Le Peuple des connecteurs en  2006 chez Bourin Éditeur.

 

Cinquième pouvoir: nom masculin

 (1965; Harvey Ovshinsky, créateur du magazine Fifth Estate)

 

Ensemble des citoyens fédérés grâce aux nouvelles technologies de communication.

 

Il contrebalance le quatrième pouvoir, celui des médias et par extension du business, qui lui-même contrebalance les trois pouvoirs traditionnels : législatif, exécutif et judiciaire.

 

Cette définition est publiée dès le début du Cinquième pouvoir.

Plus loin, tout au long du livre je la précise. J’écris notamment :

Ce nouveau pouvoir n’est pas encore le pouvoir de tous ; néanmoins, chaque jour, de plus en plus de citoyens le rejoignent directement ou indirectement par l’intermédiaire de leurs réseaux personnels.

Ce pouvoir de la parole et de l’action sera bientôt plus représentatif que tous ceux qui l’ont précédé dans l’histoire.

Il sera le pouvoir du peuple.

 Après les pouvoirs exécutif, législatif, judiciaire et médiatique, il arrive en cinquième dans le temps pour devenir le pouvoir primordial auquel tous les autres seront subordonnés. […]

C’est le pouvoir du peuple, le pouvoir qui aurait toujours dû dominer la vie démocratique mais qui ne le pouvait faute de moyens.

Aujourd’hui, internet lui offre ces moyens.

En s’interconnectant, en devenant des connecteurs, les citoyens prennent leur destin en main.

Le cinquième pouvoir, c’est nous, la société civile.

À la fin du livre, je précise encore :

Le cinquième pouvoir ne se contrôle pas, contrairement à ceux qui l’ont précédé.

 

Tout le monde peut se l’approprier et s’en revendiquer.

 

 Décentralisé et non hiérarchisé, il n’a pas de point vulnérable, sinon chacun des individus qui le composent.

 Il n’est pas un pouvoir mais une infinité de pouvoirs individuels.

En fait, il est un non-pouvoir, il nie la nécessité d’un commandement fort et montre que, entre chacun de nous, des choses importantes se produisent.

J’ai proposé une chronologie de l’appellation. Voici une variation de la définition :

Le cinquième pouvoir, c’est le pouvoir qui permet enfin la disparition des pouvoirs de quelques uns.

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Quand l’histoire se répète

En 2003, aux États-Unis, Howard Dean commit la même erreur lors des primaires démocrates pour la course à la Maison-Blanche.

Depuis internet, il lança un mouvement populaire d’une ampleur sans précédent.

 

Son slogan était « Vous avez le pouvoir ».

Autrement dit : c’est vous qui allez faire la politique dorénavant.

Moi, je ne suis là que pour mettre en place vos idées.

  

Aux États-Unis, on parle de mouvement bottom-up ou grass root, le principe étant que les idées remontent de la base et se consolident peu à peu dans une logique purement participative.

 

Aujourd’hui, la technologie nous permet d’envisager un tel mode politique.

 

Dans Le cinquième pouvoir, j’ai essayé de montrer comment chacun de nous pouvait dès lors jouer un rôle dans la vie de la cité.

Cette capacité que nous avons de prendre le pouvoir laisse présager des bouleversements politiques sans précédent... mais ce n’est pas Ségolène Royal qui les initiera.

Le bottom-up n’est pas simple à mettre en œuvre.

 

 Il faut un cadre législatif capable de le laisser s’exprimer.

 

 Il ne suffit pas de donner la parole aux gens pour régler tous les problèmes. Howard Dean le comprit à ses dépends.

 

 Fin 2003, il fut incapable de résumer les idées qui étaient remontées de la base.

 Il fut incapable de leur redonner une cohérence avant de les faire redescendre. Ségolène Royal vient de tomber dans le même piège.

 

Une présidentielle exige le top-down

Lors d’une présidentielle, nous jugeons le discours des rares candidats, discours qui ne peuvent que partir d’en haut et arroser le peuple.

 Une présidentielle, même si elle commence par le bottom-up, ne peut que se terminer par le top-down.

Le bottom-up dispose d’une puissance stupéfiante comme l’a démontré Ségolène Royal lors des primaires socialistes.

Mais il ne peut porter un candidat jusqu’au bout d’une présidentielle car, à un moment donné, on attend des propositions concrètes, des propositions qui doivent être présentées à tous les citoyens. J’ai l’impression que Ségolène Royal a échoué lors de ce renversement de perspective.

À mon sens, la nécessité d’un tel revirement est un des maux de nos démocraties.

J’espère qu’à l’avenir nous serons capables d’inventer de nouveaux régimes démocratiques qui permettront au bottom-up de s’exprimer jusqu’au bout, seul moyen de réellement donner le pouvoir aux citoyens.

Mais, en attendant, les vieilles règles doivent être respectées.

Les candidats doivent être jugés sur leurs propositions, suivant les vieux critères.

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Connecteur

nom masculin (1799; de connecter)

1.Technique. Appareil de connexion. Connecteur téléphonique. - Électricité. Prise à broches multiples.

2.Logique, linguistique. Synonyme d’opérateur propositionnel. Et, Ou, Mais…

3.Marketing. (2001; Malcolm Gladwell) Personne qui met en relation d’autres personnes dans un réseau social et, plus particulièrement, qui lance les modes.

4.Sociologie. (2006; Thierry Crouzet) Par extension, nom donné aux hommes conscients d’appartenir à un vaste réseau social qui les lie à tous les autres hommes. Cette conscience d’appartenir à un tout confère aux connecteurs une liberté inégalée, à commencer par celle d’imaginer une démocratie non représentative, une nouvelle façon de travailler, d’étudier, de vivre…

Cette définition est une nouvelle version de celle publiée au tout début du livre.

 J’en ai proposé une autre avec mon initiative connecteur.

J’ai comparé les connecteurs avec les créatifs culturels comme les appellent les sociologues. J’ai aussi esquissé une autre définition sur mon blog.

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