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Knock on Wood

Farewell : après l'affaire,le film

20 Septembre 2009 , Rédigé par Ipsus Publié dans #Comme au CINEMA

http://www.laffairefarewell-lefilm.com/
«Je sais tout ce que vous avez fait» :
cette phrase de François Mitterrand à son oreille est restée gravée dans la mémoire de Xavier Ameil.
 C'était en 1983, cet ingénieur de Thomson recevait alors la rosette d'officier de la Légion d'honneur.
Officiellement pour «services rendus au commerce extérieur».
Si, ce jour-là, l'accolade du président surprit l'assemblée présente, elle fit sourire l'intéressé.
Les photos d'époque l'attestent. Vingt-six ans plus tard, il en rit encore : «Tous se sont demandé pourquoi, brusquement, le président me serrait dans ses bras en murmurant
 À 86 ans, Xavier Ameil peut enfin évoquer la véritable raison de ce cordial échange : l'affaire Farewell :

http://www.lefigaro.fr/international/2009/10/01/01003-20091001ARTFIG00001-espion-malgre-lui-dans-l-affaire-farewell-.php

Le film de Christian Carion raconte l'affaire du début des années 1980 qui contribua à la chute de l'URSS.

L'actualité rejoint parfois la grande histoire.
Ce mardi 5 avril 1983, la télévision montre deux autocars stationnés devant l'ambassade-blockhaus de l'URSS, boulevard Lannes à Paris.
 François Mitterrand a décidé d'expulser 47 diplomates soviétiques accusés de se livrer à des activités d'espionnage en France.
Au total, ce sont quelque 130 personnes, diplomates, journalistes, agents commerciaux, femmes et enfants qui embarquent ce jour-là à Roissy dans un Iliouchine 86 pour un vol très spécial à destination de Moscou.
« Un tremblement de terre, ce n'était pas dans l'habitude des Français, mais il n'y a pas eu de représailles, ce qui revenait à reconnaître les faits », se remémore l'ex-diplomate devenu écrivain, Vladimir Fedorovski, à l'époque en poste à Paris .

L'une des principales affaires d'espionnage de la guerre froide vient d'éclater au grand jour, l'affaire « Farewell », du nom de code donné par les services français au lieutenant-colonel du KGB, Vladimir Vetrov, incarné de façon saisissante aujourd'hui par Emir Kusturica dans le film de Christian Carion.

  Guillaume Canet, Emir Kusturica et le réalisateur Christian Carion

C'est grâce aux listes fournies par cette « taupe » exceptionnelle que les agents soviétiques opérant dans l'Hexagone ont été démasqués.
Cette même année 1983, dans les principaux pays occidentaux, environ 150 officiers de renseignement soviétiques sont, eux aussi, contraints de regagner leurs foyers.
 
C'est en fait tout le système de collecte de données sensibles à l'Ouest par le KGB qui est décapité.
 Le rôle déterminant de Farewell ne se limite pas à ce grand coup de balai dans la fourmilière russe.
Car l'espion a aussi fourni à ses « contacts » français la copie de toutes les informations que les Soviétiques ont pu se procurer en Occident, notamment les nouvelles armes stratégiques en fabrication.
Un vrai choc.
À Paris, on apprend ainsi que le KGB connaissait le contenu de chaque message échangé entre l'ambassade de France à Moscou et le Quai d'Orsay depuis 1976.

http://www.lefigaro.fr/international/2009/09/19/01003-20090919ARTFIG00242-farewell-l-espion-russe-qui-decapita-le-kgb-.php
C'est parce que Farewell avait été en poste à Paris à la fin des années 60, et qu'il appréciait la culture française, que Christian Carion a eu l'idée d'en faire un passionné de poésie et de Léo Ferré

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=111721.html
"C'est un type brillant qui, sans être un arriviste, a envie de réussir sa vie professionnelle. La responsabilité qu'on lui confie au départ va jouer comme un déclencheur pour lui car il se rend compte qu'il y a là un énorme enjeu", explique Guillaume Canet.      

il s'agit d'un anti James-Bond.
 Des espions plus ou moins malgré eux, des personnages banaux avec des vies de familles ordinaires.
Mais c'est ce qui fait la force des personnages, ils sont réels.
N'allez pas vous attendre à un thriller, mais plutôt à une forme de documentaire, il faut donc être intéressé par le sujet.
La force du film donc est le sujet ancré dans la réalité historique (F. Mitterand très bien interprété, R. Reagan plutôt satirique, Gorbatchev et le début de la perestroika... ) et l'interprétation des deux acteurs principaux G. Cannet et E. Kusturica, en personnages ordinaires pris dans un enjeu qui les dépasse
            


http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-09-23/l-affaire-farewell-le-film-qui-derange-moscou/917/0/379553

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