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Knock on Wood

Serrault et le Papillon

1 Février 2009 , Rédigé par Ipsus Publié dans #Comme au CINEMA

Pour ceux qui appréciaient M.SERRAULT, ce film est à revoir :

Le symbolisme du papillon

Philippe Muyl s'intéressait au symbolisme du papillon : "Son caractère éphémère et son caractère transformiste qui passe de la chenille à la chrysalide, de la chrysalide au papillon. C'est extraordinaire à observer. C'est la métamorphose de chacun d'entre nous

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=46422.html
 
 
Julien, un homme d'une soixantaine d'années qui s'occupe avec passion de sa collection de papillons, se lance à la recherche de l'Isabelle, un lépidoptère nocturne dont la beauté n'a d'égale que l'extrême rareté. Il envisage de le débusquer dans les montagnes du Vercors, où il compte faire un périple de rêve, réalisant ainsi une promesse qu'il a faite il y a longtemps. Mais c'est compter sans Elsa, la fillette de 8 ans qui vient d'emménager avec sa mère dans l'appartement du dessus. Elsa, qui est trop souvent livrée à elle-même, n'aime que le basket-ball et les jeux vidéo. Mais subitement, à l'insu de Julien, elle décide qu'elle fera partie de son voyage...

 

Le choix de Claire Bouanich

Pour le personnage d'Elsa, Philippe Muyl et la production ont auditionné deux cents fillettes parmi lesquelles a été choisie Claire Bouanich.
 Le réalisateur explique comment il a procédé à la sélection : "Une nature, un personnage, un contact... Je suis assez intuitif avec les enfants.
Et puis, il y a des filtres immédiats qui sont l'âge, l'apparence, la justesse spontanée dans le jeu.
Après, c'est la personnalité.
Donc, le rapport qu'on a avec un enfant, il faut l'établir de personne à personne et non pas d'adulte à enfant. L'enfant le sent. Claire a dépassé de loin mes espérances d'autant qu'il s'agit de son premier film."

Pour filmer la scène de la naissance du fameux papillon, Philippe Muyl a fait appel à un entomologiste parisien qui s'est procuré des chrysalides d'Isabelle à l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique). Il avait une date théorique d'éclosion qui n'arrangeait pas le réalisateur, il les a alors mises au réfrigérateur pendant une quinzaine de jours pour ralentir la naissance

Les fêlures de leur existence laissent la place à une amitié qui se lit dans les yeux et dans les gestes.

Des images magnifiques qui prônent un retour aux sources et aux plaisirs simples de la vie, un Michel Serrault aussi charismatique que humble,

une Claire Bouanich qui fait là ses débuts (prometteurs) au cinéma et qui est craquante de spontanéité, de fraîcheur et d'innocence, une mise en scène sans artifice, font du "Papillon" un film, où, le bonheur, c'est de ne jamais regarder en arrière.

Et puis, il y a les expressions à croquer de cette gamine qui n'a pas encore eu la chance de goûter la vie.

Avec une maman "aide-soigneuse" tout le temps absente, elle a peur d'être mise à la "CASSE" (= la DDASS).

Pour elle, l'Isabelle est une "marque" de papillon qui, au départ, était une chenille dans un "chrysanthème" (= une chrysalide), et qui, devenue adulte, "fait l'aumône" pour attirer le mâle ! (= attire le mâle avec ses phéromones).

Mais quand Julien explique certaines choses de la vie à Elsa avec des répliques savoureuses, c'est un vrai plaisir pour nous spectateurs d'assister à une telle complicité. On vous avez déjà dit, à vous, que "Les étoiles filantes, c'est le bon Dieu qui perd ses cheveux",

que "Liberté, égalité, fraternité, ça sonne bien mais ça fonctionne mal" ?

 Les élans du cœur de ces deux êtres qui souffrent de la solitude font la force de ce film où le fossé entre les générations devient inexistant.

  
http://www.lequotidienducinema.com/critiques/lepapillon_critiques/critiques_le_papillon_boiteux_debavelaere.htm

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