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Knock on Wood

les Femmes de l'Ombre

1 Mai 2008 , Rédigé par Ipsus Publié dans #Comme au CINEMA

 

Contexte historique

Le film se déroule au printemps 1944, à la veille du débarquement.
La décision du débarquement a été prise lors de la Conférence de Téhéran

(28 novembre - 1er décembre 1943)

et sa mise en place technique a commencé en janvier 1944, ce qui a laissé très peu de temps aux Alliés pour se préparer.

Du côté allemand, l'idée que les Alliés vont débarquer en Europe du Nord Ouest ne fait aucun doute.
Hitler, lui-même, pressent l'imminence du débarquement dès novembre 1943 et demande qu'on intensifie les travaux de fortification sur les côtes du Pas-de-Calais et de la Normandie, présageant que la France serait le théâtre des futures opérations
 


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=45085.html

 

Avec Sophie Marceau,  

Julie Depardieu,

Marie Gillain    Plus...

 
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Selon Jean-Paul Salomé :  

"On oublie parfois que les gens qui se sont battu contre les occupants, durant la Seconde Guerre mondiale, étaient les enfants ou les petits-enfants de ceux qui, 25 ans plus tôt, avaient défendu leur pays, patrie des Droits de l'Homme, mais aussi leurs libertés, explique Jean-Paul Salomé.
 C'était un idéal très fort et la mémoire était encore tellement vive, qu'il n'était pas question de se laisser faire ! Je veux dire aussi que parmi ces gens qui ont résisté, il y a eu beaucoup de jeunes qui n'ont pas hésité à mettre leur vie en péril alors qu'ils avaient la vie devant eux et ça, c'est d'une grande intensité dramatique ! Toutes ces notions peuvent paraître surréalistes, aujourd'hui, aux gens de ma génération ou à celle de mes enfants. Pour la majorité d'entre nous, l'acte patriotique par excellence, c'est voter ou payer ses impôts ! Il aura fallu que j'effectue ce travail d'écriture pour mieux comprendre ce que me racontait mon grand-père. Pour finir, je veux faire un film de femmes, car leur mystère m'inspire définitivement dans mon travail de réalisateur. J'ai envie de rendre hommage à ces femmes qui ont fait preuve d'un courage exceptionnel et qui, à ma connaissance, ont reçu moins d'honneurs après guerre que les hommes."
 

Salomé est parti de l’histoire vraie de Lise Villameur, une résistante française ayant opéré pour les réseaux du SOE, services secrets créés par Winston Churchill durant la Seconde Guerre mondiale.

Celle-ci venait de s'éteindre à l'âge de 98 ans.

Intrigué par l'histoire de cette femme, le réalisateur a entamé des recherches, aidé par l'historien Olivier Wieviorka, et a ainsi découvert que Lise Villameur appartenait, comme d'autres femmes résistantes, à la French Section, une organisation constituée d'une cinquantaine d'agents français, formés en Angleterre avant d'opérer en France pour le compte des alliés

 

Tournage en décors naturels

Jean-Paul Salomé a fait le choix de tourner dans des décors naturels et non pas en studio. Il s'en explique : "Nous ne voulions pas tourner en Roumanie ou en Hongrie. Il y avait un devoir de vérité et un plaisir du spectateur d'essayer de recréer le Paris de l'époque

 

http://www.allocine.fr/film/anecdote_gen_cfilm=45085.html

 

 

Video :http://www.tfmdistribution.fr/lesfemmesdelombre/

 

L’originalité du film est de s’attarder sur plusieurs femmes qui n’ont pas décidé d’être espionnes, mais qui sont recrutées par tous les moyens, y compris le chantage. Ce sont des héroïnes malgré elles, qui, d’ancienne call-girl, maîtresse d’un officier allemand, ou experte chimiste, deviennent de véritables agents des renseignements anglais

Avec ce réseau, le cliché cinématographique de la femme résistante, à vélo, qui passait des grenades dans son panier de provisions faisait place à une image de résistante, bien plus impressionnante, celle de femmes ayant mené exactement le même type d'actions que les hommes.

 

La résistance en 1944

http://www.senioractu.com/Les-femmes-de-l-ombre-un-film-de-Jean-Paul-Salome-sur-l-action-des-femmes-dans-la-resistance_a8712.html


En 1944, il existe deux grandes structures : le BCRA et le SOE.


 Le BCRA (Bureau Central de Renseignement et d'Action) est une structure française dirigée par le capitaine André Dewavrin, futur colonel Passy, qui installe et dirige un certain nombre de réseaux en France, qui vont travailler pour le compte du Général de Gaulle.
A l'époque, de Gaulle n'a rien à vendre aux Alliés : ni marine, ni hommes, ni aviation, il décide alors de leur fournir des renseignements.

De Gaulle et Passy vont s'employer à contrôler l'ensemble de la filière de renseignements, d'évasions des prisonniers, d'espionnage et de sabotage.
Cependant, le gouvernement britannique refuse que les renseignements français soient sous le seul contrôle du Général de Gaulle.


 Les Britanniques créent donc leur propre structure : le SOE (Special Operations Executive).

Cet organisme, très présent dans le film, était destiné à mettre le feu à l'Europe (sic Churchill), notamment à envoyer des saboteurs pour des missions très spéciales.
Au sein du SOE, deux sections géraient la France, l'une collaborant avec le BCRA – celle qui apparaît dans le film - l'autre pas.

Les femmes de la résistance moins reconnues que les hommes

En 1944, pour l'opinion publique, mais aussi pour la loi, un résistant était un soldat par défaut, quelqu'un qui combattait comme un soldat, bien que n'ayant pas d'uniforme et n'appartenant à aucune unité régulièrement constituée.

La résistance s'apparentait donc à un phénomène militaire au sein duquel les femmes n'avaient pas leur place parce que c'était un univers masculin. Pourtant, le SOE et le BCRA ont compté sur la participation des femmes. Elles étaient minoritaires dans les services spéciaux et dans les branches action, mais certaines ont toutefois réellement accompli des missions de sabotage et de renseignement sur le terrain.

Néanmoins, la guerre finie, le général de Gaulle n'a accordé que peu d'importance aux femmes : parmi plus d'un millier de Croix de la Libération décernées seulement six femmes ont été distinguées (parmi elles Berty Albrecht).
C'est cette vision un peu machiste de la résistance qui a exclu les femmes. Jean-Paul Salomé, avec son film, a souhaité leur redonner leur place.

Qui étaient ces femmes de la résistance

La
plupart des résistantes étaient des femmes de milieux aisés, déjà émancipées avant la guerre.
Elles avaient un travail qu'elles avaient choisi ; il n'était pas considéré comme obscène d'être assistante sociale, institutrice ou encore infirmière.
 Par exemple, Jane Sivadon, grande résistante, dirigeait une école d'infirmières et Lucie Aubrac était enseignante.
Le fait que ces femmes aient suivi des études signifiait qu'elles s'étaient élevées contre leurs parents car le milieu étudiant pouvait être mixte et il n'était donc pas bien vu de le fréquenter.
Enfin, elles participaient souvent à des mouvements de jeunesse, engagement également considéré comme dangereux puisqu'il impliquait que l'éducation ne soit plus exclusivement donnée par le milieu familial.

En résumé, les résistantes étaient des femmes décidées et autonomes, à l'esprit suffisamment indépendant pour larguer les amarres et partir en Grande-Bretagne.

Mais cet esprit frondeur a également existé dans des milieux plus modestes, comme le milieu communiste.
 Certaines femmes dans la résistance intérieure ont oeuvré au Front populaire ou encore à l'Union des Femmes Françaises mais elles ne sont pas allées jusqu'en Grande-Bretagne.
D'un point de vue culturel, il était plus complexe, pour ces femmes de milieux populaires, d'imaginer partir dans un pays dont elles ne connaissaient pas la langue.

 

A lire, le livre LES FEMMES DE L'OMBRE de Laurent Vachaud aux éditions Perrin.

 

 POUR  ACCEDER AUX  BANDES ANNONCES DES FEMMES DE L'OMBRE , ci-dessous, cliquer ce lien
http://www.linternaute.com/cinema/film/10000/les_femmes_de_l_ombre.shtml

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